Hausse du salaire minimum dans un contexte de marché du travail en évolution

22 avril 2026
par Dimitri Fraeys
À compter du 1er mai 2026, le taux général du salaire minimum au Québec passera à 16,60 $ l’heure, soit une augmentation de 0,50 $ (+3,1 %) par rapport à 2025. Le taux applicable aux travailleurs à pourboire sera quant à lui porté à 13,30 $ l’heure. 

Par ailleurs, le salaire minimum fédéral a également été révisé à la hausse le 1er avril 2026, pour atteindre 18,15 $ l’heure.  

Une croissance de l’emploi portée par le temps partiel 

En mars, l’emploi a connu une légère progression, tant au Québec qu’au Canada : 

- Québec : +9 900 emplois (+0,2 %)  
- Canada : +14 100 emplois (+0,1 %)  

Au Québec, cette croissance repose sur l’emploi à temps partiel, en hausse de 27 800 postes (+3,2 %), alors que l’emploi à temps plein a reculé de 17 900 postes (-0,5 %). 

Sur un horizon annuel, la tendance demeure plus contrastée. Comparativement à mars 2025, l’emploi total au Québec est en légère baisse (-9 300; -0,2 %), avec : 

- une diminution marquée de l’emploi à temps plein (-57 300; -1,5 %)  
- une hausse de l’emploi à temps partiel (+48 000; +5,6 %)  

Cette évolution reflète un certain rééquilibrage du marché du travail, avec une plus grande précarité ou flexibilité dans les formes d’emploi. 

Un recul du taux de chômage au Québec 

Le taux de chômage a diminué au Québec en mars, pour s’établir à 5,4 %, soit une baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport au mois précédent. À l’échelle canadienne, le taux est demeuré stable à 6,7 %. 

Sur un an, le taux de chômage est également en recul : 

- Québec : -0,4 point de pourcentage  
- Canada : -0,1 point de pourcentage  

Ces données traduisent un marché du travail qui demeure relativement serré, malgré certains signes de ralentissement. 

Une croissance des salaires supérieure à l’inflation 

Le salaire horaire moyen (donnée non désaisonnalisée) a atteint 36,74 $ en mars, en hausse de 2,20 $ (+6,4 %) par rapport à l’année précédente. 

Cette progression dépasse celle de l’inflation, l’indice des prix à la consommation ayant augmenté de 2,8 % sur un an (février 2026). Cela indique une croissance réelle des salaires, ce qui peut soutenir le pouvoir d’achat, mais aussi accentuer les pressions sur les coûts pour les employeurs. 
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