Les entreprises de transformation alimentaire ont un rôle important à jouer dans la préservation de la ressource EAU. Et notre récent sondage montre qu'elles sont nombreuses à vouloir agir.
Mais il révèle aussi une réalité qu'il faut reconnaître : réduire sa consommation d'eau ne se fait pas toujours simplement.
Parmi les entreprises qui ont mis en place, développent ou prévoient des mesures de réduction, les principales contraintes évoquées sont les exigences liées à la qualité et à la salubrité des aliments (68 %), les coûts d'investissement (53 %) et les contraintes liées à la croissance des activités (48 %).
Autrement dit, une entreprise ne peut pas simplement fermer le robinet.
Dans un secteur où la salubrité est non négociable, certaines utilisations de l'eau sont essentielles. La véritable réflexion consiste donc à déterminer où l'eau est indispensable, où elle peut être utilisée plus efficacement et où elle pourrait être récupérée, réutilisée ou recirculée.
Cette approche ouvre la porte à une gestion beaucoup plus stratégique de la ressource.
Elle amène également une autre question : combien coûte aujourd'hui une mauvaise gestion de l'eau, et combien pourrait coûter le fait de ne pas s'y préparer?
Le sondage révèle d'ailleurs que les entreprises sont intéressées à aller plus loin. Elles souhaitent notamment avoir accès à de l'aide financière (67 %) et à de l'accompagnement technique pour le traitement des eaux usées (55 %). Elles manifestent également un fort intérêt pour le partage de bonnes pratiques (75 %) et les projets pilotes (66 %).
C'est précisément là que le CTAQ souhaite contribuer : faire circuler les connaissances, rapprocher les entreprises des solutions et favoriser le partage d'expériences concrètes.
La gestion durable de l'eau ne sera pas la responsabilité d'un seul service ou d'une seule personne dans l'entreprise. Elle devra progressivement s'intégrer aux décisions d'opération, d'entretien, d'investissement et de développement.
Parce que gérer l'eau durablement, ce n'est pas seulement en consommer moins. C'est apprendre à mieux gérer une ressource essentielle à la capacité même de produire.