Le gouvernement du Québec a récemment dévoilé une série de mesures visant à soutenir les Québécois face à la hausse du coût de la vie, incluant une initiative touchant directement certains produits d’épicerie et d’hygiène.
Cette annonce s’inscrit dans un ensemble de mesures totalisant près de 1,1 milliard de dollars sur cinq ans afin d’aider les ménages québécois à faire face à l’augmentation des coûts alimentaires et énergétiques.
Des produits d’épicerie qui seront détaxés
À compter du 15 juillet 2026, plusieurs produits actuellement assujettis à la TVQ seront désormais exemptés de cette taxe.
Parmi les produits visés figurent notamment :
- certains aliments qui devenaient taxables en raison de leur format ou de leur quantité, comme les muffins vendus individuellement;
- les fruits et légumes prêts à servir;
- les salades de fruits et plateaux de légumes;
- les produits de granola et certaines barres tendres;
- les noix et graines salées;
- le papier hygiénique et les mouchoirs en papier.
Selon le gouvernement, cette mesure représentera un allègement de plus de 100 millions de dollars par année pour les consommateurs québécois et pourrait permettre à une famille avec deux enfants d’économiser environ 45 $ annuellement sur son panier d’épicerie.
Une mesure saluée par le CTAQ
Le CTAQ accueille favorablement cette annonce, qui représente un pas dans la bonne direction pour soutenir les consommateurs dans un contexte économique marqué par l’incertitude et la hausse persistante du coût de la vie.
L’allègement fiscal sur certains produits de consommation courante constitue une mesure concrète et immédiatement perceptible pour plusieurs ménages québécois.
Une réflexion plus large sur la fiscalité alimentaire demeure nécessaire
Le CTAQ rappelle toutefois qu’il réclame depuis plusieurs années une réflexion plus large et une refonte en profondeur de la fiscalité alimentaire au Québec et au Canada.
Les habitudes de consommation et d’achat alimentaire ont considérablement évolué au cours des dernières décennies, notamment avec :
- la croissance des produits prêts-à-servir;
- l’augmentation des portions individuelles;
- la popularité des collations santé;
- l’évolution des modes de vie et de consommation.
Or, plusieurs règles fiscales actuelles reposent encore sur des distinctions parfois difficiles à comprendre pour les consommateurs et qui ne reflètent plus toujours les réalités alimentaires d’aujourd’hui.
Dans certains cas, des produits très similaires peuvent encore être taxés ou détaxés uniquement en fonction :
- de leur format;
- de leur quantité;
- de leur mode de présentation.
Ces incohérences continuent d’alimenter les réflexions entourant une éventuelle modernisation de la fiscalité alimentaire.