Le CTAQ salue une avancée pour un approvisionnement public plus québécois

28 mai 2026
par Sylvie Cloutier
L’annonce de la nomination de la députée d’Iberville, Audrey Bogemans, à titre d’adjointe parlementaire responsable de l’augmentation de la part des produits québécois dans l’approvisionnement gouvernemental marque un signal politique significatif en faveur du renforcement des chaînes de valeur locale. 

La première ministre Christine Fréchette a confirmé que cette nouvelle responsabilité s’inscrit dans une volonté claire : faire passer la part des achats québécois dans les contrats gouvernementaux de 40 % à 60 %, en utilisant les marchés publics comme levier de développement économique. Dans ce contexte, le gouvernement entend renforcer la présence des entreprises d’ici dans les contrats de l’État et structurer davantage les approvisionnements publics autour de l’offre québécoise. 

Pour le CTAQ, cette orientation constitue un pas significatif dans la bonne direction, particulièrement dans un contexte où la compétitivité, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et la pression sur les coûts alimentaires demeurent des enjeux centraux. 

Les achats institutionnels : un levier stratégique pour le secteur bioalimentaire 

Le CTAQ rappelle depuis plusieurs années que l’achat institutionnel — notamment dans les réseaux de la santé, de l’éducation et des services publics — représente un levier structurant pour soutenir les entreprises de transformation alimentaire, les producteurs agricoles et les fournisseurs régionaux. 

Au-delà de la simple part de marché, ces contrats permettent : 

- de stabiliser la demande pour les entreprises québécoises, 
- de favoriser l’innovation et la transformation à valeur ajoutée, 
- de renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement locales, 
- et de soutenir le développement économique des régions. 

Dans cette perspective, l’objectif gouvernemental d’accroître la part des produits québécois dans les approvisionnements publics est accueilli favorablement, mais le CTAQ insiste sur la nécessité d’y inclure explicitement les aliments transformés, les produits régionaux et les PME de toutes tailles. 

Une occasion de consolider l’écosystème alimentaire québécois 

La nomination d’une adjointe parlementaire dédiée à cet enjeu est également perçue comme une occasion de mieux arrimer les politiques d’approvisionnement avec la réalité du secteur alimentaire québécois, qui repose sur une chaîne intégrée allant des matières premières agricoles jusqu’aux produits transformés distribués à grande échelle. 

Le CTAQ souligne que pour atteindre les cibles ambitieuses annoncées, il sera essentiel de simplifier les processus d’accès aux marchés publics, d’harmoniser les critères d’approvisionnement et de mieux reconnaître la capacité des entreprises québécoises à répondre aux besoins des grandes institutions. 

Une volonté politique à transformer en résultats concrets 

Si la volonté politique affichée est claire, le défi demeure dans la mise en œuvre. Pour le secteur de la transformation alimentaire, les prochaines étapes seront déterminantes afin que les engagements annoncés se traduisent en ententes réelles et en retombées tangibles pour les entreprises d’ici. 

Le CTAQ réitère ainsi l’importance de faire de l’achat institutionnel un pilier durable de la stratégie économique et alimentaire du Québec, en cohérence avec les objectifs de souveraineté alimentaire, de développement régional et de compétitivité des entreprises québécoises. 

Une annonce est attendue dans les prochaines semaines. 
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