Inflation en mars : l’énergie fait grimper l’IPC, mais un répit du côté alimentaire

22 avril 2026
par Dimitri Fraeys
L’indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 2,4 % en mars 2026, en hausse par rapport aux mois précédents. Cette progression s’explique principalement par un choc sur les marchés de l’énergie, dans un contexte géopolitique tendu marqué notamment par la guerre au Proche-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Une situation qui soulève des questions quant à l’évolution des pressions inflationnistes dans les prochains mois. 
 
Un effet marqué des prix de l’énergie 

La hausse de l’IPC en mars est largement attribuable à l’augmentation des coûts liés au transport. Les prix de l’essence ont bondi de 21,2 % sur un an, tandis que ceux du mazout ont progressé de 26,1 %. 

Plus largement, les prix de l’énergie ont augmenté de 3,9 % d’une année à l’autre en mars, après une baisse de 9,3 % en février. Ce renversement rapide illustre la volatilité des marchés énergétiques et leur influence directe sur l’inflation globale. 

Pour les entreprises de transformation alimentaire, cette dynamique est particulièrement importante, puisque les coûts énergétiques influencent à la fois la production, le transport et la distribution. 

Un ralentissement de l’inflation alimentaire 

Du côté des aliments, la tendance est plus modérée. L’IPC aliment a ralenti pour s’établir à 4,0 % en mars, comparativement à 5,4 % en février. 

Les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,4 % sur un an, en légère accélération par rapport à février (+4,1 %). Cette progression demeure toutefois inférieure aux hausses observées au cours des derniers mois. 

Certaines catégories continuent néanmoins d’exercer des pressions à la hausse. Les prix des légumes frais ont notamment augmenté de 7,8 % sur un an en mars, soit la plus forte hausse depuis août 2023. Cette évolution reflète notamment la sensibilité de certains produits aux conditions d’approvisionnement et aux coûts de production. 

Le Québec en tête de la croissance des prix 

À l’échelle provinciale, le Québec affiche la plus forte croissance de l’IPC en mars, à 2,9 %, en légère hausse par rapport à février (2,8 %). Cette situation mérite une attention particulière dans un contexte où les entreprises doivent composer avec des réalités de coûts différenciées. 

Bien que l’inflation alimentaire montre des signes de ralentissement, la hausse marquée des coûts de l’énergie pourrait se répercuter dans les mois à venir sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. 
Secteurs :
  • Économie