Campagne électorale : cadres financiers des partis pour le secteur agroalimentaire

16 septembre 2026
Chaque parti politique a présenté ces derniers jours leur cadre financier. Vous trouverez ci-après leurs engagements respectifs concernant le secteur manufacturier, et plus particulièrement celui de l’agroalimentaire. 


Parti québécois 

Productivité : place explicitement la productivité parmi les défis économiques auxquels le prochain gouvernement devra répondre 

Finances publiques : vise le retour à l’équilibre budgétaire dès 2028-2029 mais en s’appuyant sur la hausse des transferts fédéraux et la provision pour éventualité 

Dépenses de l’état : réduction des dépenses liées à la bureaucratie de 6,3 G$ sur cinq ans. Réduction de 2,5 % de la masse salariale de l’État 

Main-d’oeuvre : conditionner le recours aux TET, hors agriculture, à un plan d'optimisation ou d'automatisation visant des gains de productivité 

 
CAQ 

Agroalimentaire : engagement de consacrer 2 % du budget total du gouvernement au secteur agroalimentaire 

Agriculture : plan de 56 M$ pour soutenir les entreprises agricoles, faciliter les transferts et la relève, maintenir le remboursement de la contribution agricole à la bourse du carbone et simplifier certaines autorisations environnementales.  

La contribution gouvernementale au Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) passerait de 50 M$ à 100 M$. 

Main-d’œuvre : investissement de 400 M$ sur quatre ans dans la formation de courte durée, visant environ 25 000 personnes; meilleur arrimage de la sélection des travailleurs qualifiés avec les besoins des entreprises et modification de l’application de la loi du 1 % pour favoriser la reconversion et le développement des compétences. 

Achats québécois : engagement de permettre au gouvernement d’acheter davantage de produits québécois dans ses approvisionnements. 

Commerce : engagement de retirer certaines barrières afin de développer les marchés de produits québécois, notamment dans le secteur de l’alcool. 

Infrastructures : 167 G$ sur dix ans sont prévus pour les infrastructures, avec des mesures visant à accélérer les autorisations, standardiser certains éléments et réduire les coûts de réalisation. 

Cadre financier : 9,2 G$ d’engagements sur cinq ans, et retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030. 

 
PLQ 

Compétitivité : réduction graduelle du taux d’imposition des PME de 11,5 % à 10 % et création d’une exemption de base permanente de 500 M$ pour la cotisation au FSS. 

Tarifs douaniers : 600 M$ sur deux ans sous forme de congé temporaire de cotisation au FSS pour les entreprises touchées par les tarifs américains. 

Achat québécois : marge préférentielle de 15 % dans les appels d’offres publics; distinction entre fabricants et distributeurs québécois; simplification des appels d’offres et objectif de 30 jours pour les paiements gouvernementaux. Une place accrue serait aussi accordée aux aliments québécois dans les écoles, hôpitaux, CHSLD et autres institutions publiques. 

Productivité et innovation : rétablissement du financement des CCTT et du Conseil de l’innovation; cadre pour l’IA et stratégie de formation et de requalification de la main-d’œuvre. 

Commerce interprovincial : réduction des barrières commerciales, développement des chaînes d’approvisionnement est-ouest et ententes de réciprocité avec les autres provinces. 

Agroalimentaire : 560 M$ sur quatre ans redistribués aux agriculteurs; réforme de la Financière agricole; chantier de simplification réglementaire en agroalimentaire et développement de pôles logistiques régionaux. 


PCQ 

Compétitivité fiscale : réduction graduelle du taux d’impôt des sociétés de 11,5 % à 4,7 % d’ici 2030-2031; taux des petites entreprises ramené de 3,2 % à 2,2 %. 

Aide aux entreprises : réduction graduelle de 2,4 G$ sur cinq ans des aides directes du MEIE, abolition du Fonds de développement économique et recentrage d’Investissement Québec. 

Crédits d’impôt : réduction graduelle de la grande majorité des crédits d’impôt aux entreprises, pour des économies estimées à 11,8 G$ sur cinq ans. 

Énergie : abolition du SPEDE et du Fonds d’électrification et de changements climatiques; le parti estime que cette mesure réduirait notamment les coûts des entreprises. 

Commerce interprovincial : réduction des barrières tarifaires interprovinciales, pour des revenus estimés à 6,8 G$ sur cinq ans. 

Productivité et administration : examen de l’ensemble des programmes gouvernementaux, modernisation numérique et recours accru à l’IA; économies projetées de 6,85 G$ pour l’examen des programmes. 


Québec solidaire 

Agriculture : ajout de 210 M$ par année au budget du MAPAQ, soit 840 M$ sur quatre ans. 

Achats locaux : cible de 75 % d’achats locaux pour les institutions publiques. 

Relève agricole : projet pilote de 100 M$ en capital patient, avec des prêts à taux fixe sur 40 ans. 

Résilience climatique : création d’un fonds d’urgence de 500 M$ pour les producteurs touchés par des événements climatiques extrêmes. 

Cadre financier : présenté le 11 septembre; les engagements agricoles ci-dessus s’inscrivent dans le cadre financier du parti. 
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