Le 13 mars, le
gouvernement fédéral (EDSC) a annoncé une série d’assouplissements des règles pour les travailleurs étrangers temporaires (TET) pour les employeurs en région.
Ces mesures seront en vigueur du 1er avril 2026 au 31 mars 2027.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte où plusieurs entreprises en région continuent de faire face à des enjeux persistants de rareté de main-d’œuvre, notamment dans le secteur de la transformation alimentaire.
Des mesures adaptées aux réalités régionales
Les ajustements annoncés visent à offrir davantage de prévisibilité et de flexibilité aux employeurs, tout en facilitant la rétention des travailleurs déjà en poste. Parmi les principales mesures :
- Mise en place d’une clause grand-père d’un an pour les TET situés hors des régions métropolitaines (RMR);
- Prolongation d’un an des permis de travail pour les personnes actuellement engagées dans le processus du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ);
- Augmentation de 10 % à 15 % du seuil de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire dans ces régions (le seuil demeure toutefois à 20 % pour le secteur de la transformation alimentaire).
Un arrimage avec les objectifs d’immigration du Québec
Comme le précise le gouvernement fédéral dans son
communiqué, cette approche donne au gouvernement du Québec le temps nécessaire pour analyser l’admissibilité des candidats à un Certificat de sélection du Québec, avant le dépôt d’une demande de résidence permanente. Elle vise aussi à favoriser le maintien en emploi et à concentrer les efforts d’immigration là où les besoins sont les plus importants.
Il est à noter que cette mesure s’applique uniquement aux personnes ayant reçu une invitation à présenter une demande de sélection permanente du Québec dans le cadre du PSTQ.