Chers membres
J’espère que vous avez pu profiter de l’été pour refaire le plein d’énergie. Au CTAQ, la période estivale aura été tout sauf tranquille. Entre l’escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis, l’annonce de nouvelles contre-mesures canadiennes et le déclenchement de la campagne électorale québécoise, les dernières semaines nous ont rappelé à quel point l’environnement dans lequel évoluent nos entreprises peut changer rapidement.
Elles ont surtout confirmé une chose : la transformation alimentaire est plus que jamais un secteur stratégique pour le Québec et le Canada.
Tarifs et contre-tarifs : être présents là où les décisions se prennent
La nouvelle offensive tarifaire américaine et la riposte canadienne ont évidemment occupé une grande partie de notre été.
Au-delà des tarifs imposés directement à certains produits alimentaires, nos entreprises doivent composer avec les répercussions sur les ingrédients, les emballages d’acier et d’aluminium, certains équipements et, plus largement, avec une incertitude qui complique les décisions d’investissement, les relations avec les clients et la planification des chaînes d’approvisionnement.
Dans ce contexte, le CTAQ a multiplié les interventions auprès des gouvernements du Québec et du Canada et de ses partenaires pancanadiens afin de faire valoir la réalité particulière des transformateurs alimentaires.
Nous avons été invités à contribuer à de nombreuses consultations gouvernementales et à participer aux échanges mis en place par la première ministre du Québec afin d’évaluer les impacts de cette nouvelle guerre commerciale et les réponses à privilégier pour soutenir les entreprises.
Notre rôle a également été de vous transmettre, le plus rapidement et le plus clairement possible, l’information nécessaire pour comprendre les mesures annoncées, évaluer leurs impacts sur vos opérations et connaître les programmes d’aide disponibles.
Cette présence aux tables de décision est essentielle. Dans une période où les règles peuvent changer presque du jour au lendemain, nous devons nous assurer que les réalités de la transformation alimentaire soient comprises avant que les décisions soient prises, et non après.
La sécurité alimentaire passe aussi par la transformation
Les événements des derniers mois nous amènent également à revoir notre façon de parler de sécurité et d’autonomie alimentaires.
Il ne suffit pas d’avoir la capacité de produire des aliments. Nous devons aussi avoir la capacité de les transformer ici, de les emballer, de les distribuer et de les commercialiser.
Au Québec, notre industrie transforme plus de 70 % de la production agricole québécoise. Elle constitue ainsi un maillon essentiel entre nos producteurs agricoles et les consommateurs, tout en générant des dizaines de milliers d’emplois partout sur le territoire.
La guerre commerciale nous rappelle donc l’importance de continuer à investir dans nos capacités de transformation, notre productivité, l’automatisation, l’innovation et la diversification de nos marchés.
À cet égard, nous avons accueilli favorablement cet été la relance du Programme de transformation alimentaire, doté de 80 millions de dollars sur deux ans. Il s’agit d’un outil important pour accompagner les entreprises qui souhaitent moderniser leurs installations, améliorer leur productivité et accroître leur compétitivité.
Une campagne électorale déterminante pour notre secteur
À cette actualité commerciale déjà bien remplie s’ajoute maintenant la campagne électorale québécoise.
Le CTAQ s’y prépare depuis plusieurs mois.
Avec nos partenaires de la filière bioalimentaire, nous avons identifié les grands enjeux qui devront être au cœur des discussions : compétitivité et investissements, disponibilité de la main-d’œuvre, simplification réglementaire, innovation et automatisation, coûts énergétiques, achat québécois, accès aux marchés, environnement et responsabilité élargie des producteurs.
Mais cette campagne ne doit pas être uniquement celle des associations.
Elle représente une occasion privilégiée pour chacun d’entre vous de faire connaître la contribution de votre entreprise dans votre région et de sensibiliser les candidats aux réalités très concrètes de notre industrie.
C’est pourquoi le CTAQ a préparé différents outils à votre intention afin de vous aider à rencontrer les candidats, à organiser des visites d’usine, à poser les bonnes questions et à faire valoir les priorités de notre secteur.
Une rencontre entre un candidat et un entrepreneur de sa circonscription, directement sur le plancher d'une usine (lorsque possible), peut parfois avoir plus d'impact que plusieurs pages de mémoire. Je vous encourage donc fortement à profiter des prochaines semaines pour faire entendre votre voix.
De notre côté, le CTAQ poursuivra ses rencontres avec les formations politiques et les candidats et suivra attentivement leurs engagements afin que la transformation alimentaire occupe la place qu’elle mérite dans les priorités du prochain gouvernement.
Un automne qui s’annonce tout aussi intense
Tarifs et contre-tarifs, campagne électorale, compétitivité, main-d’œuvre, réglementation, environnement, accès aux marchés et, déjà, les discussions entourant l’avenir de notre relation commerciale nord-américaine : les prochains mois ne manqueront certainement pas de dossiers.
Mais s’il y a une leçon à retenir de cet été, c’est que nous devons plus que jamais considérer notre capacité de transformer des aliments ici comme une composante essentielle de notre sécurité économique et alimentaire.
Le CTAQ continuera d’être présent aux tables où se prennent les décisions, de défendre vos intérêts et de vous tenir informés.
Et, au cours des prochaines semaines, nous comptons également sur vous pour porter ce message dans vos régions : une industrie de la transformation alimentaire forte, compétitive et innovante est essentielle à un Québec plus autonome, plus résilient et plus prospère.
Bonne rentrée à toutes et à tous!