La Régie de l’énergie a autorisé des hausses tarifaires moins élevées que celles demandées par Hydro-Québec pour la période 2026-2028, offrant un certain répit aux entreprises.
À compter du 1er avril, les tarifs pour les secteurs manufacturier et industriel augmenteront de 3,6 % par année pendant trois ans, plutôt que les 4,8 % demandés.
Malgré cet ajustement, ces hausses demeurent supérieures à l’inflation, établie autour de 2 %, ce qui accentue la pression sur les coûts d’exploitation.
Des enjeux d’investissement et d’encadrement
Hydro-Québec a exprimé des réserves quant à la décision de la Régie, estimant qu’elle limite sa capacité d’investissement, notamment pour assurer la fiabilité du réseau et améliorer l’efficacité énergétique. La Régie a d’ailleurs réduit de 13 % les budgets prévus à ces fins.
Par ailleurs, le projet de tarification visant les surconsommateurs devra être revu. La Régie demande une proposition plus précise, tout en soulignant l’importance de mieux encadrer la consommation énergétique.
Un équilibre à maintenir pour les entreprises
Pour les entreprises, cette décision offre un certain répit à court terme, mais confirme une tendance à la hausse des coûts énergétiques. Dans un contexte de concurrence accrue, la question de l’accès à une énergie compétitive demeure un enjeu stratégique pour le maintien et le développement des activités industrielles au Québec.