Le plus récent rapport de FAC sur le secteur des aliments et boissons transformés dresse un constat nuancé : malgré certains signes d’amélioration, 2026 s’annonce comme une année globalement modeste pour l’industrie. Derrière des indicateurs en apparence stables se cache une réalité plus complexe, marquée par des pressions persistantes et des dynamiques contrastées selon les sous-secteurs.
Un contexte encore marqué par l’incertitude
Après une année 2025 difficile, plusieurs facteurs continuent de peser sur les entreprises. Les perturbations commerciales, les tensions géopolitiques et les coûts liés à la conformité réglementaire ont freiné les exportations et les investissements. À cela s’ajoute un ralentissement de la croissance démographique, qui limite la progression de la demande intérieure.
Les effets indirects des tarifs douaniers se font également sentir tout au long des chaînes d’approvisionnement nord-américaines, ajoutant une pression supplémentaire sur les coûts pour les transformateurs.
Des volumes en recul, une croissance limitée
L’un des constats majeurs du rapport concerne le décalage entre les ventes et les volumes :
- entre 2021 et 2025, les ventes ont crû en moyenne de 7,1 % par an
- sur la même période, les volumes n’ont augmenté que de 1,7 %, avec des reculs observés à plusieurs reprises
- en 2026, les volumes devraient diminuer de 0,7 %, tandis que les ventes n’augmenteraient que légèrement (+0,8 %)
Cette situation reflète une croissance principalement soutenue par les prix, dans un contexte où la demande demeure fragile et les comportements de consommation évoluent.
Un répit attendu sur les marges
Malgré ce contexte, une amélioration des marges est anticipée à court terme :
+4,3 % en 2026
+2,2 % en 2027
Cette progression serait notamment attribuable à un allègement attendu des coûts des matières premières. Toutefois, ce répit demeure conditionnel à la stabilité des chaînes d’approvisionnement et à l’évolution des marchés énergétiques.
Il est également important de souligner que les marges n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux d’avant la pandémie et que les perspectives varient considérablement d’un sous-secteur à l’autre.
Des priorités claires pour les transformateurs
Dans ce contexte, le rapport met en évidence plusieurs leviers essentiels pour les entreprises de transformation alimentaire :
- améliorer l’efficience et la productivité
- renforcer la gestion des coûts dans un environnement volatil
- s’adapter aux nouvelles préférences des consommateurs
- ajuster les stratégies en fonction des dynamiques propres à chaque sous-secteur
Pour les PME, la capacité d’adaptation et l’agilité demeurent des facteurs déterminants.
Un outil stratégique à consulter
Le rapport propose une analyse détaillée des principaux sous-secteurs, incluant les viandes, les produits de boulangerie, les fruits et légumes transformés, les produits céréaliers et les boissons. Il met en lumière les zones de pression, les opportunités et les tendances à surveiller pour 2026.
Le CTAQ encourage ses membres à consulter le
rapport complet afin d’approfondir ces constats et de mieux orienter leurs décisions dans un environnement qui demeure en transformation.