Le gouvernement fédéral a annoncé, le 13 mars, l’ouverture d’une enquête de sauvegarde sur les importations de légumes surgelés et en conserve. Cette démarche fait suite à une demande de l’Association canadienne des producteurs et transformateurs de légumes et cible directement un segment clé de l’industrie agroalimentaire canadienne.
Dans un contexte de hausse des importations, les acteurs du secteur des légumes de transformation expriment des préoccupations quant aux impacts potentiels sur leur compétitivité et leur capacité à maintenir leurs activités.
Une évaluation des impacts sur l’industrie canadienne
Le Tribunal canadien du commerce extérieur dispose d’un délai de 180 jours pour déterminer si l’augmentation des importations cause, ou risque de causer, un préjudice sérieux aux producteurs et transformateurs canadiens. À l’issue de cette analyse, il formulera des recommandations au gouvernement fédéral, en tenant compte des enjeux d’abordabilité des aliments et de sécurité alimentaire.
Selon le ministre des Finances, cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de perturbations des échanges commerciaux à l’échelle internationale, où le Canada cherche à mieux protéger certaines industries jugées stratégiques.
Des mesures possibles pour soutenir le secteur
Si l’enquête conclut à un préjudice, le gouvernement pourrait mettre en place des mesures de sauvegarde afin de limiter les importations et soutenir les entreprises canadiennes. Le gouvernement affirme vouloir adopter une approche équilibrée, conciliant la protection de l’industrie des légumes de transformation avec les intérêts des consommateurs.
Parallèlement, Ottawa analyse également une demande similaire concernant certains produits du bois. Toutefois, le dossier des légumes de transformation est traité comme une priorité immédiate.