Les indicateurs récents brossent un tableau contrasté : défis persistants mais opportunités d’innovation bien réelles. Au T3 2025, la croissance mondiale ralentit à 2,2 % (contre 3 % en début d’année), selon le Fonds monétaire international (FMI). Ce tassement s’explique notamment par une inflation mondiale encore élevée (4,8 %) et par des incertitudes politiques dans plusieurs régions clés.
Europe
La zone euro affiche une croissance de 1,4 %, encore sous tension en raison de la crise énergétique et de la poursuite des mesures climatiques.
États-Unis
La croissance atteint 2 %, avec un taux de chômage en baisse à 3,6 % — son plus bas depuis 2000. La Réserve fédérale (Fed) poursuit le resserrement monétaire, avec un taux directeur porté à 5,25 % pour contenir une inflation toujours élevée.
Canada
Tableau contrasté : la croissance atteint 1,8 % au T3 (après 2,2 % au trimestre précédent), freinée par les pressions inflationnistes et la faiblesse de certains secteurs.
Le taux de chômage demeure stable à 5,4 %. L’inflation — après des fluctuations — se maintient à un niveau relativement élevé de 4,2 %, malgré le resserrement de la Banque du Canada, qui a relevé ses taux à 4,75 % en septembre.
Côté immobilier, légère reprise : +3 % des ventes sur le dernier trimestre.
Emploi et secteurs porteurs
La demande de compétences reste soutenue en technologie, santé et transition énergétique, avec +6 % d’offres d’emploi dans ces domaines. Le marché des véhicules électriques progresse de 15 % au 1er semestre 2025, soutenant l’écosystème des énergies renouvelables.
Marchés financiers
La volatilité persiste : les indices boursiers en Europe et aux États-Unis reculent de 3,5 % au dernier trimestre, dans un contexte de tensions géopolitiques et d’ajustements monétaires. Malgré cela, technologie, santé et économie verte restent dynamiques — avec, au Canada, +18 % d’investissements dans les énergies renouvelables, porté par l’accélération de la transition écologique.
En résumé
L’économie mondiale traverse une phase de transition délicate. Le Canada affiche néanmoins des signaux positifs dans plusieurs secteurs clés, tout en demeurant prudent face aux risques globaux.