L’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,3 % d’une année à l’autre en janvier, en légère baisse par rapport à la hausse de 2,4 % enregistrée en décembre.
L’effet déterminant de l’essence
Sans l’essence, l’IPC a progressé de 3 % en janvier, soit un rythme identique à celui observé en décembre.
Le ralentissement de l’inflation globale s’explique principalement par l’évolution des prix de l’essence, qui ont diminué plus fortement en janvier qu’au mois précédent.
Des prix alimentaires toujours élevés
En parallèle, les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 4,8 % d’une année à l’autre en janvier, comparativement à une hausse de 5 % en décembre. Bien qu’il s’agisse d’un léger ralentissement, la croissance des prix alimentaires demeure nettement supérieure à l’inflation globale.
La décélération observée s’explique principalement par la diminution des prix des fruits frais, qui ont reculé de 3,1 % en janvier, après avoir connu une hausse marquée de 4,5 % en décembre.
Des enjeux persistants pour le secteur
Pour les entreprises de transformation alimentaire, ces données confirment un contexte toujours exigeant. Même si l’inflation globale semble se stabiliser, les coûts liés à l’alimentation demeurent élevés, dans un environnement où les consommateurs sont particulièrement sensibles aux prix.
Cette situation continue d’exercer une pression sur les marges des entreprises, qui doivent composer à la fois avec la volatilité des intrants, les coûts réglementaires et les attentes du marché en matière de prix.