Les annonces récentes du gouvernement du Québec concernant l’abolition définitive du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et la mise en œuvre du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) pour 2026 soulèvent des inquiétudes légitimes pour plusieurs entreprises de transformation alimentaire, particulièrement en matière de stabilité des opérations et de la main-d’œuvre.
La transformation alimentaire est un maillon essentiel de l’autonomie alimentaire du Québec : notre industrie transforme plus des deux tiers de la production agricole québécoise, crée des emplois durables dans toutes les régions et assure l’approvisionnement alimentaire de la population. Sans main-d’œuvre stable, c’est l’ensemble de cette chaîne qui est fragilisée.
CE QUI A ÉTÉ ANNONCÉ
Le gouvernement maintient une cible d’environ 29 000 immigrants économiques par année, à l’intérieur d’un total annuel de 45 000 immigrants.
Le PSTQ devient la principale voie d’accès à la résidence permanente.
Les premières invitations ont priorisé :
- des travailleurs dans des secteurs jugés stratégiques,
- des candidats formés au Québec,
- une régionalisation accrue de l’immigration.
Le CTAQ est déçu que le ministre Jean-François Roberge ait exclu toute clause de droits acquis, alors qu’il avait pourtant démontré une ouverture à cet égard lors des audiences en commission parlementaire. L’industrie a besoin de temps et de prévisibilité pour s’adapter aux nombreux changements qui ont touché le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) au cours des dernières années.
LA POSITION DU CTAQ
Les modalités d’application du PSTQ créent de l’incertitude pour les entreprises. Le CTAQ insiste sur le fait que les travailleurs étrangers temporaires intégrés, francisés, établis en région et œuvrant dans un secteur stratégique qui nourrit la population québécoise doivent être reconnus comme une priorité dans les processus de sélection.
Le CTAQ rappelle qu’il est activement impliqué dans les discussions gouvernementales sur la main-d’œuvre et qu’il a notamment contribué au maintien du seuil de 20 % de travailleurs étrangers temporaires, un élément absolument critique pour la survie de nombreuses entreprises, particulièrement en région.
Ce seuil est une condition minimale pour permettre aux transformateurs alimentaires de continuer à faire fonctionner leurs installations, à valoriser la production agricole, à assurer l’approvisionnement alimentaire et à nourrir la population du Québec.
Nous vous invitons à nous contacter si vous avez des inquiétudes ou des questions sur le sujet. Nous continuerons à informer nos membres de l’évolution du dossier et à porter une voix forte, crédible et structurée auprès des décideurs.