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Les dossiers de la consigne et de la collecte sélective sont des dossiers prioritaires pour l’industrie alimentaire et particulièrement celle des boissons. 

Les producteurs d'emballages, que le CTAQ représente en partie, avaient l’obligation de déposer un rapport intermédiaire le 12 février dernier. Ce rapport devait définir les premiers jalons d’un plan opérationnel et financier du nouveau système de consigne.

Ce rapport a été déposé, mais il faut savoir que les travaux de ce chantier représentent un très grand défi de conciliation entre des acteurs de la filière alimentaire qui ont quotidiennement des relations commerciales clients-fournisseurs-compétiteurs. Or, ce grand projet, tout reconnu d’utilité publique qu’il soit, crée des tensions indues entre ces acteurs de la chaîne de valeur alimentaire qui ont des enjeux et des réalités très différentes. 

Toutes ces tensions pourraient être évitées si les délais étaient moins serrés et s’il y avait une séquence logique dans la gestion de ce projet de société. 

Il y a des analyses d’impacts financiers, opérationnels et environnementaux à faire, des projets pilotes à évaluer, une réglementation à écrire, une modélisation et un plan de transition à définir, mais tout ça avec des moyens très limités, dans un délai beaucoup trop court et dans un contexte pandémique qui plus est.

Pour pallier aux problématiques rencontrées, nous avons travaillé sur un calendrier d’étape révisé avec des analyses qui nous paraissent incontournables :

  • Le calendrier des séquences logiques révisé avec le plus grand sérieux pour respecter le processus normal d’une gestion de projet saine et réaliste
  • Une synchronisation des délais avec les travaux de modernisation de la collecte sélective serait hautement souhaitable pour plus de cohérence et d’arrimage au moment des discussions sur les ententes entre les deux systèmes
  • Un financement des études et analyses demandées doit être supporté par le gouvernement via Recyc-Québec à hauteur des besoins exprimés
  • Une réévaluation de la présence des contenants de produits laitiers dans le nouveau système

Nous  avons insisté auprès du ministre Charette sur la partie du calendrier qui indique le besoin d’une analyse d’impacts financiers. Cette étape permettra, entre autres, d’établir avec plus de précision la portion des frais environnementaux externalisés. En effet, il apparaît clairement qu’aucune juridiction n’arrive à un autofinancement d’un système similaire à celui qui est exigé par le gouvernement. La vente de la matière et les contenants non remboursés ne suffiront pas à pallier au financement complet du nouveau système.

Le seul fil conducteur qui guide les acteurs de ce chantier est essentiellement l’importance de répondre à la commande du gouvernement en minimisant, de toutes parts, les impacts financiers qui pourraient avoir sans aucun doute des effets sur les opérations et sur le pouvoir d’achat des consommateurs.

Nous constatons, à l’heure actuelle, que non seulement les délais sont inatteignables, mais la séquence logique des étapes de réalisation est désordonnée et incohérente.

Nous n’avons pas droit à l’erreur, mais tout est en place pour risquer le dérapage à ce rythme-là :  on ne roule pas à 100 km/h sur une route verglacée avec des pneus d’été par -30 degrés. C’est pourtant l’impression étourdissante que nous avons.

Annick Van Campenhout

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