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Mot de la PDG

L’été a finalement été beau et chaud... L’automne s’annonce encore plus chaud en termes d’enjeux, de dossiers et d’activités !

La consigne

Sur le plan provincial, le dossier de la consigne nous occupera dans les prochaines semaines / prochains mois. C’est un dossier fort complexe sur lequel nous avons toutes et tous une opinion, une position, sans vraiment en comprendre les tenants et aboutissants.  Pourtant, c’est au Québec où nous avons le système de récupération des matières recyclables (bacs bleus ou verts) le plus performant au Canada - sinon en Amérique du Nord. Mais la perception (fondée !) sur ces matières qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement vient brouiller les cartes et distorsionner les bienfaits de la collecte sélective.

Nous avons pourtant, en tant que société, adopté ce système il y a presque deux décennies. L’action de recycler, c’est-à-dire de déposer les matières recyclables dans le bac, est maintenant bien installée dans nos habitudes quotidiennes.  Soulignons que les entreprises qui mettent en marché des produits emballés remboursent aux municipalités du Québec 100 % - 100 % !!! - des frais de la collecte sélective. Tout n’est peut-être pas parfait avec celle-ci (ex. peu de bacs de récupération dans les endroits publics; la récupération dans les restaurants; les matières « orphelines » qui se retrouvent dans le bac...) mais dans l’ensemble, le taux de récupération des matières recyclables est très élevé.

Nous savons depuis des années que les gros problèmes de la collecte sélective se situent au niveau du triage, dans certains centres de tri peu performants et dans l’absence de la valorisation et le manque de débouchés pour la matière recyclable.  Le gouvernement sait depuis des années que ce n’est pas la collecte des matières qui est déficiente mais bien le tri et la valorisation. Pourtant, rien n’a été fait. Et les technologies pour trier la matière, incluant le verre, existent. 

Allons-nous régler 100 % des problèmes en instaurant un tout nouveau et coûteux système parallèle de consigne ?  Pourquoi ne pas concentrer les efforts et investir de précieux dollars sur la modernisation des centres de tri et la revalorisation des matières, deux éléments qui font que le système actuel ne fonctionne pas ?  

Il est facile de dire que le nouveau système de consigne se payera par lui-même et n’ajoutera pas de pression financière additionnelle aux entreprises concernées et aux citoyens(nes).  Mais est-ce que les citoyens(nes) réalisent que ce système se paie par la mauvaise performance de ce modèle d’affaires ? Que le système se paie par le nombre important de non-retour des contenants consignés ?  Qu’un très grand pourcentage des contenants consignés se retrouvent quand même dans le bac de recyclage? Et qu’à la fin de la journée, c’est le consommateur qui en paiera les frais?

On compare le Québec à d’autres provinces canadiennes qui ont opté pour un élargissement de la consigne en disant que nous sommes en retard... Est-ce que les citoyens(nes) savent que les provinces qui ont élargi la consigne l’ont fait en raison de la mauvaise performance de leur système de collecte sélective ?  On ne peut nous comparer à d’autres systèmes. L’élargissement de la consigne au Québec est une fausse bonne idée. Il faut se concentrer sur les maillons faibles de la chaîne de gestion des matières résiduelles. Il ne faudrait pas détruire un système de collecte performant au profit d’un modèle d’affaires déficient.

Cannabis

L’autre dossier sur lequel nous devrons nous pencher est la récente décision du gouvernement du Québec d'interdire la vente de plusieurs types de produits comestibles à base de cannabis. Il est important de rappeler que ce n’est pas l’industrie qui a demandé la légalisation du cannabis. Et que la position adoptée par le Québec va à l'encontre de l'esprit et de l'objectif de la Loi fédérale.  Ces nouvelles règles gouvernementales trop restrictives vont obliger les consommateurs qui désirent se procurer des produits comestibles à base de cannabis à s'approvisionner autrement, ce qui remet en cause les enjeux de santé/sécurité/salubrité, et ne règle pas l'enjeu du marché illicite et criminel.  

Les produits comestibles à base de cannabis sont facilement accessibles en ligne et le seront encore plus d’ici la fin de l'année. La restriction imposée par Québec ne réglera pas ce qu'il cherche à faire, c’est-à-dire la protection des personnes mineures.  Les consommateurs désireux d’avoir des produits comestibles à base de cannabis vont les cuisiner eux-mêmes, ce qui n'est pas souhaitable en termes de dosage, de sécurité, de santé et de salubrité du produit.

Les entreprises alimentaires sous licence assureront la qualité, la salubrité et seront dans l’obligation d’étiqueter le produit avec le dosage exact de THC/CBD par portion. Des quantités contrôlées, dans un emballage sécuritaire avec un étiquetage clair, offriront des informations exactes aux consommateurs. C'est la seule façon pour le citoyen de savoir exactement ce qu'il consomme. Le gouvernement doit éduquer et surtout, responsabiliser les citoyens sur la consommation de produits comestibles à base de cannabis comme pour les médicaments, l’alcool et autres produits à risques, plutôt que de prendre l’approche restrictive et paternaliste.

Les produits comestibles à base de cannabis sont aussi une alternative « santé » aux produits de cannabis récréatifs qui se fument. Il est reconnu que le consommateur de cannabis préfère ingérer un produit à base de cannabis plutôt que le fumer, entre autre pour le confort de son entourage. 

Finalement, ce projet de règlement aura comme effet direct de retarder davantage les entrepreneurs québécois qui désirent s'attaquer à ce nouveau marché à fort potentiel par rapport aux autres provinces canadiennes.

Industrie

Au Québec, cet automne, nous suivrons aussi la mise en oeuvre de la Politique bioalimentaire, la refonte du mandat d’Investissement Québec et la place qui sera donnée à l’industrie de la transformation des aliments, l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre et tout autre mandats/politiques jugés prioritaires pour nos membres.

À l’approche de l’élection générale fédérale d’octobre prochain, nous concentrerons nos efforts pour sensibiliser les candidats des différents partis sur les nombreux enjeux de l’industrie de la transformation alimentaire. En parallèle, nous garderons à l’œil les dossiers de la non-conformité des produits importés (par exemple, les canards importés de la Hongrie); de la modernisation de l'étiquetage des aliments; de l’étiquetage sur le devant des emballages (Front of pack); des travailleurs étrangers temporaires et de la pénurie de main-d’œuvre; du marketing fait aux enfants; de la gestion des plastiques; de la déduction fiscale pour petites entreprises; etc., pour être prêt pour le retour des parlementaires à la Chambre des communes.

En plus de tous les dossiers d’affaires publiques, le CTAQ organise une série d’activités et d’événements qui s'échelonneront tout au long de l'automne prochain. Je souligne particulièrement une série de rencontres, ouvertes exclusivement aux membres du CTAQ et que j’aurai le plaisir d’animer, avec les grands distributeurs canadiens.  Je vous invite à lire nos infolettres et consulter notre site Web pour être au fait des travaux en cours, des nouvelles de l’industrie et des activités à venir. 

Au plaisir de vous croiser, de vous lire et de vous entendre dans les prochains mois !

Sylvie,

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