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Cette page Questions & Réponses est complément à la page d'information sur le Covid-19 : www.conseiltaq.com/covid19

Pour toutes questions supplémentaires, contactez-nous au : vigilance@conseiltaq.com

Page mise à jour fréquemment


Questions & Réponses

MAIN-D’ŒUVRE

1 - Que faire si un employé a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 ? Que faire si je dois procéder à une mise à pied temporaire ?
Cliquez ici pour accéder à un document qui détaille vos obligations en tant qu'employeur

2 - Que dois-je faire pour continuer les opérations tout en protégeant mes autres employés ?
Cliquez ici afin d'accéder à un protocole développé par un groupe d'industriels 

3 - Est-ce que les entreprises sont visées par la directive sur les rassemblements de 250 personnes ou plus ?
Non, les entreprises ne sont pas visées. Le gouvernement demande toutefois aux dirigeants d'entreprise d'encourager le télétravail si cette mesure peut être mise en application, de reporter les réunions non essentielles et d'utiliser les moyens technologiques appropriés afin de limiter les contacts physiques.

4 - Est-ce que les employé(e)s en quarantaine auront droit à l'assurance-emploi rapidement ?
Oui, il y a suppression du délai de carence d'une semaine pour les prestations de maladie de l'assurance-emploi pour les nouveaux prestataires qui sont placés en quarantaine afin que cette première semaine leur soit payée. Il y aura aussi un traitement prioritaire des demande de prestations de maladie de l'assurance-emploi provenant des Canadiens en quarantaine.

APPROVISIONNEMENT ET TRANSPORT

5 - Y a-t-il des problèmes d’approvisionnement de produits de nettoyage pour les usines alimentaires ?
Actuellement, rien ne permet de conclure que l’industrie manquera de produits de nettoyage ou d’assainissement.  M. Simon Beaudoin, Vice-président, directeur général, agroalimentaire chez Sani Marc, se fait rassurant et indique qu’il n’y a aucune raison de croire qu'il y aura un manque de produits de nettoyage de type détergent ou assainisseur à court ou moyen terme .

      • Les stocks de sécurité des produits et matières premières clés provenant de pays touchés afin de maintenir le niveau de service et de réduire les commandes en suspens ont été augmentés.
      • Sanimarc a mis à profit son réseau mondial afin de s’approvisionner dans d’autres régions selon les besoins.
      • Les usines de production se sont adaptées afin de gérer les augmentations de demandes pour certains produits ciblés et un plan de gestion de crise a été mis en place.

Seuls les assainisseurs pour les mains sont par moment en rupture de stock.

6 - Est-ce que les travailleurs qui s'occupent du transport des produits importés de la Chine peuvent être infectés (ex. employé d'un port, camionneur, etc.) ?
En raison de la stabilité environnementale basse du COVID-19, la transmission du pathogène via cette méthode semble improbable pour la plupart des cas.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

7 - Que dois-je faire si mes chauffeurs éprouvent des problèmes à la frontière canado-américaine ?
Le gouvernement du Canada et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) offrent désormais leur Service d’information sur la frontière (SIF) en tout temps pour répondre aux entreprises qui ont des questions de nature frontalière liées à la COVID-19.
Toute personne, y compris les transporteurs routiers, qui entre aux États Unis est assujettie aux critères d’admissibilité prévus par les lois américaines en matière d’immigration et aux restrictions de voyage actuelles des États Unis.
Il est fortement recommandé aux compagnies qui appellent le SIF d’avoir l’information suivante sous la main : la nationalité du chauffeur, son statut d’emploi au Canada et aux États Unis, ses antécédents de voyage à l’extérieur du Canada et des États Unis et son point d’entrée.
La décision définitive quant à l’admissibilité de toute personne souhaitant entrer aux États Unis revient à l’agent du Service des douanes et de la protection des frontières (CBP) des États Unis au bureau d’entrée.
Source : ACIA

8 - La frontière canado-américaine demeurera-t-elle ouverte aux opérations de fret ? Les réseaux ferroviaires, les ports et les services de camionnage vont-ils continuer de fonctionner ?
Le transport continu des produits agroalimentaires, tant au Canada qu’à l’étranger, fait partie intégrante du plan du Canada pour la gestion de la COVID-19. Nous avons fait savoir clairement que la circulation transfrontalière des marchandises ne sera pas entravée. Les camionneurs, les équipages d’avions et les autres transporteurs de marchandises jouent un rôle essentiel pour nos chaînes d’approvisionnement. Et tant qu’ils ne présenteront pas de symptômes, ils seront exemptés des interdictions de voyager.
Source: ACIA

TRANSMISSION DE LA COVID-19 PAR LES ALIMENTS

9 - Est-ce que les aliments transmettent la COVID-19 ?
À l'heure actuelle, rien ne laisse croire que la COVID-19 est transmissible par les aliments. Aucun cas d'humain infecté suite à la consommation d'aliments infectés n'a été répertorié. Toutefois, la COVID-19 peut être transmissible par le biais d'une surface sec, il est donc tout de même recommandé de laver vos aliments avant de les consommer. En usine, toutes les règles de salubrité en place minimisent au maximum le risque de propagation.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

10 - Est-ce que les aliments congelés peuvent transmettre la COVID-19 ?
Les coronavirus précédents, tels que le SRAS et le MERS, sont résistants au froid et peuvent demeurer infectieux à moins 20 degrés Celsius, jusqu'à une durée de deux ans dans un état de congélation. Toutefois, à l'heure actuelle, il n'y a pas raison de croire que la COVID-19 est transmissible via la consommation d'aliments, incluant les aliments congelés.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

11 - Est-ce que des biens importés provenant de régions touchées sont infectieux pour l'humain ?
En raison des méthodes de transmission répertoriées jusqu'à maintenant ainsi que la stabilité relativement basse du COVID-19, il est improbable que des biens importés, tels que les aliments, les vêtements, les ordinateurs, etc. soient la source d'une infection.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

12 - Comment pouvons-nous nous protéger de la COVID-19 via les aliments et les produits ?
Même s'il est improbable que le virus COVID-19 soit transmissible par des aliments qui seraient contaminés ou des biens importés, il est conseillé d'observer des règles d'hygiène rehaussées, tel que de se laver les mains régulièrement, laver sa nourriture et être conscient de la manipulation que nous en faisons.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

NETTOYAGE ET ASSAINISSEMENT

13 - Quelles sont les méthodes de nettoyage et d’assainissement efficaces contre le coronavirus dans les établissements alimentaires ?
Les méthodes courantes de nettoyage et d’assainissement qui sont appliquées dans le domaine alimentaire doivent être maintenues et leur fréquence d’utilisation doit être augmentée lorsque cela est possible. Les autres microorganismes pathogènes, généralement plus résistants que le coronavirus, ne doivent surtout pas être négligés.
On sait à l’heure actuelle que l’éthanol à 70 % et l’hypochlorite de sodium sont notamment efficaces contre le coronavirus.
Validez auprès de vos fournisseurs le degré d’efficacité de leurs procédures et produits de nettoyage et d’assainissement contre le coronavirus. En cas de doute, il est préférable de maintenir les procédures déjà en place et de toujours s’assurer qu’elles sont correctement appliquées, conformément aux instructions des fabricants.
Pour ce qui est des surfaces non alimentaires, particulièrement exposées au public (poignées, caisses, comptoirs, etc.), un nettoyage plus fréquent au moyen d’une méthode de désinfection reconnue efficace contre le coronavirus est recommandé. D’ailleurs, Santé Canada a publié une liste de produits désinfectants qui peuvent être utilisés pour inactiver le SARS-CoV-2 sur les surfaces dures.
Source : MAPAQ

14 - Y a-t-il une liste des désinfectants de surface dure à utiliser ?
Oui, cliquez ici pour y accéder.

15 - Y a-t-il une liste des désinfectants pour les mains autorisés par Santé Canada ?
Oui, cliquez ici pour y accéder.

16 - Quelle stratégie de nettoyage et de désinfection doit-on adopter pour les aires communes ?
La COVID-19 représente un risque beaucoup plus grand pour la santé publique que les risques reliés à la salubrité des aliments.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le principal risque de transmission de la COVID-19 reste la contamination de personne à personne. Le risque de transmission de la COVID-19 par des surfaces infectées est aussi probable.
Par mesure de sécurité, nous recommandons de nettoyer et désinfecter les aires communes en portant une attention particulière aux surfaces fréquemment touchées (téléphone, interrupteurs, ordinateur, table de travail, etc.). Voici quelques exemples d’aires de travail plus à risque :
 Salles de pause;
 Salles de bains;
 Vestiaires;
 Bureaux;
 Salles de réunion ou autre.
Ces lieux devraient être nettoyés et désinfectés de façon régulière avec des produits efficaces pour détruire la COVID-19.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

17 - Est-ce que mon désinfectant est efficace sur la COVID-19 pour les aires communes ?
Les assainisseurs et désinfectants généralement utilisés dans l’industrie agroalimentaire sont des produits puissants et efficaces pour contrôler les microorganismes pathogènes et nuisibles retrouvés dans l’industrie. Leur efficacité n’a malheureusement jamais été évaluée sur la COVID-19.
Au Canada, Santé Canada réglemente l’utilisation des désinfectants pour surfaces dures (produits à DIN) ainsi que des assainisseurs à mains (produits avec un NPN). Il en fait également l’évaluation scientifique.
La COVID-19 est un virus émergent et il n’existe pas pour le moment de désinfectant possédant une allégation spécifique pour celle-ci.
Suite à l’évaluation de la situation, Santé Canada a statué que les désinfectants possédants un DIN et ayant une allégation de virucide général et/ou une allégation spécifique au coronavirus sont considérés efficaces pour détruire la COVID-19 et peuvent être utilisés sur les surfaces dures à condition qu’ils soient appliqués en conformité avec les instructions sur l’étiquette.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

18 - Quelle stratégie doit-on adopter pour le nettoyage et l’assainissement des aires de production ?
Selon la FDA, il n’y a aucune indication permettant d’associer la transmission de la COVID-19 à la nourriture ou des emballages de nourriture.
Ainsi, si les procédures de nettoyage et d’assainissement de nos clients permettent d’atteindre les standards recherchés, nous recommandons de continuer celles-ci comme à l’habitude.
Une attention particulière doit être apportée afin de limiter l’accès aux aires de production au personnel minimal seulement.
Un respect strict des règles d’hygiène de base et le port des équipements de protection doivent être scrupuleusement observés.
Nous déconseillons l’utilisation massive de désinfectants adaptés à l’éradication de la COVID-19 dans les aires de production étant donné que les procédures déjà mises en place permettent d’atteindre les objectifs de qualité et assurent la sécurité des employés.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

19 - Que doit-on faire si un employé de production reçoit un résultat positif à la COVID-19 ?
Dès que l’information est disponible, il faut s’assurer que l’employé soit pris en charge par les autorités compétentes et aviser toute personne ayant pu avoir des contacts avec celui-ci. Le personnel pouvant potentiellement avoir été contaminé doit être géré en conformité avec les directives gouvernementales.
Tous les produits fabriqués ayant pu être contaminés doivent être isolés. L’innocuité des aliments doit être évaluée en conformité avec les directives de Santé Canada et de l’ACIA.
Nous recommandons d’effectuer les opérations de nettoyage et d’assainissement comme à l’habitude.
Dans ce cas, on peut appliquer de façon très localisée sur les surfaces à contacts répétitifs que cet employé aurait utilisées (écran tactile, boutons d’activation, espace de travail, etc.), un désinfectant adapté à l’éradication de la COVID-19. Cette mesure vous assure une sécurité supplémentaire. Ces désinfectants doivent être appliqués en conformité avec le mode d’emploi et doivent être utilisés de façon très localisée.
Gardez en mémoire que les risques de transmission de la COVID-19 par la nourriture sont très faibles. L’utilisation massive de ces produits peut causer des problèmes de corrosion ou de santé et sécurité.
Si vous avez des questions complémentaires, n’hésitez pas à communiquer avec votre directeur de comptes.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

20 - Est-ce que je devrais changer mes procédures de lavage par N.E.P. ou trempage ?
Selon la FDA, il n’y a aucune indication permettant d’associer la transmission de la COVID-19 à la nourriture ou des emballages de nourriture.
Les procédures (T.A.T.C.) normalement utilisées pour le nettoyage et l’assainissement par N.E.P. vous permettent d’atteindre les standards recherchés et assurent la sécurité de vos employés. Nous recommandons donc de continuer celles-ci comme à l’habitude.
Un respect strict des règles d’hygiène de base et le port des équipements de protection doivent être scrupuleusement observés lors de toute opération manuelle.
Une attention particulière doit être apportée afin de limiter l’accès des équipements au personnel autorisé et formé seulement.
Nous déconseillons l’utilisation massive de désinfectants adaptés à l’éradication de la COVID-19 dans les systèmes N.E.P. ou de trempage. Ces produits virucides doivent généralement être utilisés à des concentrations très élevées. La majorité de ceux-ci sont des oxydants très puissants et risquent de corroder les équipements de production de façon irréversible.
En effet, ces produits ne sont pas adaptés pour les systèmes de nettoyage en place de votre usine et ne sont généralement pas compatibles avec ceux-ci. Un produit virucide ne devrait être utilisé que de façon très localisée sur les pièces qui auraient été manipulées par une personne infectée.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

21 - Me serait-il possible de fabriquer mon propre assainisseur à mains ?
Plusieurs personnes sont tentées de fabriquer leur propre produit afin de déjouer les risques de rupture de stock.
Comme manufacturier de produits, nous avons le plein contrôle sur nos fabrications. Pour le moment, notre réseau d’approvisionnement ainsi que nos capacités de production nous permettent de penser que nous pouvons répondre aux demandes de nos clients à condition que celles-ci soient raisonnables.
Nous décourageons toute initiative de fabrication artisanale pour différentes raisons, dont les suivantes :
 Risque d’accident en manipulant des matières inflammables et émanant des vapeurs nocives lorsque manipulées en grande quantité;
 Aucune garantie d’efficacité des produits;
 Aucun contrôle de la qualité.
Source : M. André Côté, Directeur adjoint, microbiologie et affaires règlementaires chez Sani Marc

22 - Combien de temps la COVID-19 peut demeurer sur les surfaces inanimées ?
L'Organisation mondiale de la Santé écrivait sur le sujet : « On ne sait pas avec certitude combien de temps le virus responsable de la COVID-19 survit sur les surfaces, mais il semble qu'il se comporte comme les autres coronavirus. Les études (et les informations préliminaires sur la COVID-19) tendent à montrer que les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours. Ceci peut dépendre de différents paramètres (p. ex. le type de surface, la température ou l'humidité ambiante). »
Le 17 mars 2020, The New England Journal of Medicine publiait un article traitant de la stabilité du SARS-CoV-2 (COVID-19) et du SARS-CoV-1. Selon l'article, le temps de demi-vie de la COVID-19 sur différents matériaux se résumait comme suit :

Conditions                              Temps de demi-vie (minutes)
Cuivre                                                         46
Gouttelettes aérosol                                  66
Carton                                                        210
Acier inoxydable                                       338
Plastique                                                   409

GÉNÉRALES

23 - Qu'est-ce que la COVID-19 ?
La COVID-19 est un virus pouvant générer des symptômes infectieux qui s’apparentent à ceux de la grippe et d'autres infections respiratoires courantes comme la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. Ce virus peut avoir des répercussions sérieuses sur les personnes dont le système immunitaire est affaibli ainsi que sur celles qui présentent des maladies chroniques.

24 - De quelle façon le virus se propage-t-il ?
Le coronavirus se propage par des gouttelettes projetées par une personne qui tousse ou éternue, par contact direct avec une personne infectée (ex. : poignée de main) ou par contact des mains avec des surfaces infectées suivi d’un contact avec la bouche, le nez ou les yeux.

25 - Quelle est la durée de vie du virus sur les différentes surfaces ?

26 - Quels sont les symptômes et traitements possibles ?
Les principaux symptômes du COVID-19 varient de légers à modérés et comprennent un écoulement nasal, des maux de tête, un mal de gorge, de la toux, des difficultés respiratoires et de la fièvre. Pour le moment, il n’y a pas de remède, de traitement ou de vaccin spécifique pour ce virus. La plupart des patients infectés vont se rétablir par eux-mêmes.

27 - Est-ce que le virus de la COVID-19 devient inactif suite au lavage des mains ou l'utilisation d'un lave-vaisselle ?
La COVID-19 est un virus avec une enveloppe virale (membrane lipidique), faisant en sorte que la COVID-19 réagit fortement avec des substances qui dissolvent les graisses, comme l'alcool ou les agents nettoyants de surface, qui sont contenus dans le savon et les dégraissants. Même si des données spécifiques sont toujours manquantes par rapport au COVID-19, il est fortement probable que le contact avec ces substances rendent le virus inactif. Ceci s'applique particulièrement si le nettoyage dans un lave-vaisselle est effectué à une température de 60 degrés Celsius et plus.
Source : Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR)

28 - Dois-je demander aux manipulateurs d’aliments de porter des gants ?
Non, le port de gants n’est pas requis et donne plutôt une fausse impression de sécurité. Un lavage des mains fréquent est plutôt de mise.
Source : MAPAQ

29 - Si je porte des gants, le lavage des mains est-il toujours important ?
Un bon lavage des mains est extrêmement important, que vous utilisiez des gants ou non. Si vous utilisez des gants, le lavage des mains doit être effectué avant de mettre les gants, entre les changements de gants et après le retrait des gants.
Le problème avec l'utilisation de gants est que si le personnel n'est pas correctement formé à la sécurité alimentaire, les gants sont souvent considérés comme un obstacle à la contamination des aliments. Le personnel peut ensuite effectuer de nombreuses tâches non alimentaires (par exemple, manipuler de l'argent, vider les poubelles, essuyer les comptoirs) tout en portant la même paire de gants qu'il utilise ensuite pour préparer la nourriture.
Lors du port de gants pendant une période prolongée, sans changement fréquent ni lavage des mains, les bactéries sur la peau se multiplient rapidement en raison de l'environnement chaud et humide créé par les gants. Si les gants se déchirent ou sont retirés et que les aliments sont manipulés sans se laver les mains, un nombre élevé de bactéries peuvent être transférées aux aliments.

30 - Il est possible de procéder à la fabrication maison d'un nettoyant ménager à base d'eau de Javel. Que recommandez-vous exactement à ce sujet?
Pour le nettoyage des surfaces à la maison, une solution de 0,1 % d’hypochlorite de sodium est recommandée. Cela correspond à 4 cuillères à thé (20 millilitres) d’une solution d’eau de Javel domestique dans 1 litre d’eau. Il est recommandé de préparer une nouvelle solution diluée chaque jour et aussi de ne pas mélanger l’eau de Javel à d’autres nettoyants.
Nous estimons qu’une solution de 0,1 % d’hypochlorite est suffisante pour éliminer un virus tel que le coronavirus, qui est moins résistant que d’autres microorganismes pathogènes.
Cela correspond à la littérature scientifique existant actuellement en lien avec les coronavirus et est en conformité avec les recommandations du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).
Il est à noter que, dans le contexte actuel et selon les données scientifiques disponibles, la mesure de dilution proposée habituellement par le MAPAQ (1 :200) devrait être modifiée à une mesure de 1 :50 (qui équivaut à une solution de 0,1% d’hypochlorite de sodium) à titre de précaution.
Nous suivons l’évolution des données scientifiques sur le sujet.
Source : MAPAQ

31 - Les employés des magasins d'alimentation et d’usines de transformation alimentaire doivent-ils porter des masques pour éviter toute exposition au COVID-19 ?
Le 3 avril, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a publié une mise à jour concernant la recommandation sur l'utilisation de masques en tissu pour le visage afin d’aider à ralentir la propagation de COVID-19. Le CDC recommande l'utilisation de simples couvre-visages en tissu comme mesure de santé publique volontaire dans les lieux publics où d'autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à maintenir (par exemple, les épiceries et les pharmacies).
Pour les travailleurs dans les exploitations agricoles et dans les environnements de production, de transformation et de vente au détail d'aliments qui ne portent généralement pas de masques dans le cadre de leur travail, tenez compte des éléments suivants si vous choisissez d'utiliser un couvre-visage en tissu pour ralentir la propagation de COVID-19:
Maintenir les revêtements faciaux conformément aux paramètres des sections 4-801.11 du modèle de la FDA sur le linge propre et les spécifications 4.802.11. Cliquez ici pour de plus amples renseignements. Lavez les couvre-visages réutilisables avant chaque utilisation quotidienne.
Le CDC a également des informations supplémentaires sur l'utilisation des couvre-visages, y compris des instructions de lavage et des informations sur la façon de fabriquer des couvre-visages faits maison. Cliquez ici pour de plus amples renseignements.
REMARQUE: Les masques en tissu recommandées par le CDC ne sont pas des masques chirurgicaux ou des respirateurs N-95. Ces derniers sont des fournitures essentielles qui doivent continuer à être réservées aux travailleurs de la santé et autres premiers intervenants médicaux, comme recommandé par les directives actuelles du CDC.

32 - Qu’en pensent les spécialistes québécois qui ont récemment pris position en faveur du masque dans les médias ?
Anne Gatignol, de l’Université McGill, Benoit Barbeau, de l’UQAM, et Paul Saba, omnipraticien de Lachine, confirment tous trois qu’il faut réserver les masques non médicaux aux situations où on ne peut maintenir la distance de deux mètres, et les laver après chaque utilisation. On ne doit donc pas nécessairement en mettre un en sortant de chez soi.
Source : MATHIEU PERREAULT, La Presse 10 avril 2020 

33 - Les études sur les masques représentent-elles des situations réalistes ?
L’étude du Dr Cowling portait sur les patients d’une clinique et recueillait les gouttelettes de virus pendant 30 minutes avec un appareil situé à un mètre du patient. Celle de la Dre Davies recueillait la quantité de virus traversant divers types de masques non médicaux quand des volontaires toussaient. La Dre van der Sande étudiait en laboratoire des volontaires qui portaient des masques pendant 30 minutes et 3 heures, et des masques installés sur un appareil « respirant » avec une force équivalente à un souffle puissant. Enfin, une étude australienne publiée en 2009 dans la revue Emerging Infectious Disease évaluait le risque d’infection grippale chez des parents d’un enfant grippé portant ou non des masques médicaux à la maison. Seule cette dernière étude était réaliste, en ce sens qu’elle a constaté que seulement la moitié des cobayes portaient leur masque une bonne partie du temps. « En laboratoire, on surveille les gens pour qu’ils ne se touchent pas le visage, dit la Dre van der Sande. Il y a aussi une question de force
d’exhalation, qui n’est pas la même selon qu’on tousse, qu’on parle ou qu’on se tait. »
Source :
MATHIEU PERREAULT, La Presse 10 avril 2020

34 - Doit-on mettre un masque non médical en sortant de chez soi quand nous allons faire des courses ?
« Le plus important est de rester à deux mètres des gens, dit Marianne van der Sande, de l’Institut de médecine tropicale de Belgique, auteure principale d’une étude sur les masques médicaux et non médicaux publiée en 2008 dans la revue PLOS One. Si ce n’est pas possible, on peut porter un masque. Mais le moins longtemps possible, parce qu’un masque porte à se toucher plus fréquemment le visage, c’est un réflexe. Et avec un masque non médical, les gouttelettes vont moins loin, mais elles traversent le masque. » Vu cette tendance accrue à se toucher le visage sans s’en rendre compte, porter un masque trop longtemps peut être contre-productif, estime Anna Davies, de l’Université de Cambridge, auteure principale d’une étude sur les masques non médicaux publiée en 2013 dans la revue Disaster Medicine.
Source :
MATHIEU PERREAULT, La Presse 10 avril 2020

35 - Que faut-il faire pour réutiliser le même masque ?
Tous sont d’accord : il faut le laver après chaque utilisation. Si on veut en réutiliser un pendant la même journée, il faut le remettre exactement de la même manière. On peut aussi le mettre en « isolement » quelques jours dans un sac. « C’est une habitude très dure à prendre », dit Mme Davies. Mais Benjamin Cowling, de l’Université de Hong Kong, auteur principal d’une étude sur les masques médicaux publiée cette semaine dans Nature Medicine, estime qu’il est possible d’instruire le public pour que les masques n’augmentent pas les risques d’infections. « Ici, tous les gens en portent un quand ils sortent de chez eux. Il suffit d’être très concentré pour ne pas se toucher le visage et de se laver les mains dès qu’on en a l’occasion. On les lave après chaque utilisation. S’il le faut, on en porte un pour aller au bureau et un autre pour revenir. »
Source : MATHIEU PERREAULT, La Presse 10 avril 2020

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