Logo CTAQ
Logo CTAQ

Le 25 novembre dernier, le ministre des Finances du Québec, monsieur Éric Girard, présentait une mise à jour économique. À moins d’un an des prochaines élections, ce « mini-budget » est d’autant plus important qu’il nous permet de juger des priorités gouvernementales qui pourraient se répercuter sur son prochain mandat, si ce gouvernement est réélu en octobre 2022.

Grâce à une croissance économique de plus de 6,5 %, le déficit prévu, après un versement de 3,3 G$ au Fonds des générations en 2021-2022, s'élèvera à 6,8 G$. C’est 5,4 G$ de moins qu’anticipé au budget de mars dernier.

De nombreuses mesures destinées à faire face à l'augmentation du coût de la vie ont été mises de l'avant par le gouvernement.

Malgré une hausse de plus de 50 000 chômeurs depuis le début de la pandémie, plus de 279 000 emplois sont actuellement vacants, selon Statistiques Canada. En 2022, le gouvernement Legault entend faire de cet enjeu une priorité sur le plan économique. C’est pourquoi la mise à jour économique de l’automne 2021 prévoit des initiatives qui permettront aux employeurs d’avoir accès à un bassin de main-d’œuvre de qualité en quantité suffisante dans les secteurs identifiés comme prioritaires.

Pour le secteur industriel, de nouvelles initiatives totalisant 3,4 G$ seront implantées au cours des cinq prochaines années pour contrer la rareté de main-d'œuvre et stimuler la croissance économique.

De ce montant, le gouvernement Legault souhaite injecter plus de 2,9 G$ d’ici cinq ans pour former, requalifier et attirer près de 170 000 travailleurs dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des services de garde éducatifs à l’enfance, de la construction et du génie et des technologies de l’information. Mentionnons que le CTAQ trouve regrettable que le secteur manufacturier alimentaire ne soit pas été identifié comme prioritaire.

Des initiatives totalisant 444 M$ permettront également d’accélérer la croissance de la productivité des entreprises en augmentant le financement de leurs projets d’investissement ainsi qu’en soutenant la mise en place des premières zones d’innovation et la réalisation de projets innovants sur le territoire québécois.

Autres mesures
  • Une prestation exceptionnelle pour le coût de la vie de 275 $ par personne ou 400 $ par couple et accessible à 3,3 millions de Québécois dès janvier 2022.
  • Une bonification de 215 M$ par année du crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants.
  • Plus de 1,2 G$ pour mettre en œuvre le Plan d’action pour compléter le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, qui prévoit notamment la création de 37 000 places de garde subventionnées d’ici mars 2025.
  • Un plan de plus de 800 M$ pour réduire la liste d’attente en chirurgie et rattraper le retard causé par la pandémie.
  • Le maintien de l’objectif de revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2027-2028 et l’atteinte dès cette année de l’objectif de réduction du poids de la dette brute inscrit dans la loi.
  • Des investissements additionnels de 4,4 G$, dont 3,6 G$ dès cette année, seront faits pour renforcer le système de santé et améliorer les conditions de travail et à attirer du personnel dans le réseau de la santé, mais aussi à rehausser les services auprès de la population et la sécurité du personnel de la santé. 800 M$ serviront à réduire la liste d’attente en chirurgie et rattraper le retard lié à la pandémie.
Inflation et taux d'intérêt

La hausse des taux d’intérêt appréhendée pourrait toutefois ternir ce portrait. Si la Banque du Canada vient de confirmer que son taux directeur demeure à 0,25 %, les chances d’une augmentation du taux directeur de la banque centrale entre avril et septembre 2022, à l’intérieur d’une fourchette inconnue, sont immenses.

Les impacts se feraient alors sentir, non seulement sur le pouvoir d’achat et d'investissement, mais aussi sur le service de la dette du Québec, qui, à 9 G$ par année, est le troisième poste budgétaire du gouvernement. Un point de pourcentage supplémentaire des taux d’intérêt représenterait une facture de 2 G$.

Notons que le gouvernement Legault se donne l'ambitieux objectif pour combler l’écart de richesse avec l’Ontario. Le PIB réel par habitant au Québec accuse présentement un retard de 12,9 % sur l'Ontario. Le gouvernement entend ramener cet écart à 10 % en 2026, et l'éliminer complètement d'ici 15 ans, en 2036.

Au cours des dernières années, l'écart de richesse entre le Québec et l'Ontario s'est resserré. Il est passé de 16,4 % en 2017 à 12,9 % cette année, soit une baisse de 3,5 % ou de 1 500 $ par habitant. Une grande part de ce resserrement est attribuable à l'augmentation de la productivité québécoise.

 

Nouvelles associées

20 janvier

2022

Affaires provinciales

COVID-19 : Passeport vaccinal dans certains commerces

20 janvier

2022

20 janvier

2022

Politique de confidentialité et utilisation des fichiers témoins (cookies)

Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) utilise les fichiers témoins sur l'ensemble de son site afin de pouvoir améliorer votre expérience utilisateur. Apprenez-en plus sur notre utilisation des fichiers témoins et notre politique de confidentialité ici. En continuant l'utilisation de notre site ou en fermant cette fenêtre, vous acceptez notre utilisation des fichiers témoins.