Logo CTAQ
Logo CTAQ

Permettez-moi un court mot concernant la mise à jour économique et financière de la ministre des Finances Chrystia Freeland, mardi dernier. Ce fut essentiellement un exercice de mise à niveau concernant l’état des finances publiques et à ce chapitre, les nouvelles sont plutôt positives… compte tenu du contexte pandémique. 

Cependant, nous aurions aimé constater une réelle volonté d’intervention de la part du gouvernement fédéral dans le dossier - urgentissime! - de la pénurie de main-d’œuvre mais force est de constater que 85 millions de dollars pour accélérer le traitement des dossiers des travailleurs étrangers temporaires (TET) à l’échelle canadienne sont nettement insuffisants. D’autant que ce processus d’accélération serait enclenché à compter du printemps prochain seulement…

Ce qui m’amène à mon deuxième sujet d'importance. C’est à l’occasion d’une rencontre récente des administrateurs du CTAQ qu’une demande a été faite de se faire entendre auprès des principales parties prenantes sur l’urgence d’agir dans la crise du manque de travailleurs dans le secteur de la transformation des aliments. C’est une question de pérennité des affaires pour plusieurs. Puisque ce dossier est en grande partie sous la responsabilité du gouvernement fédéral, nous nous sommes tournés vers notre association nationale, Aliments et boissons Canada.

Aliments et boissons Canada a rapidement mobilisé les principales associations canadiennes de fabricants d’aliments et de boissons* qui ont en retour demandé cette semaine au gouvernement fédéral d’annoncer des mesures concrètes visant à résoudre la crise de la main-d’œuvre à laquelle font face les fabricants d’aliments et de boissons du pays.

Ces associations* demandent notamment au gouvernement du Canada de mettre en œuvre un Programme des travailleurs étrangers temporaires d’urgence d’ici le 31 janvier 2022. Ce programme doit demeurer en vigueur pendant 18 mois, soit jusqu’à l’été 2023, afin que des solutions à long terme et plus permanentes aux problèmes de main-d’œuvre du secteur puissent être élaborées et mises en œuvre de manière progressive.

La fabrication des aliments et des boissons ne représente qu’un seul des nombreux secteurs qui connaissent des pénuries de main-d’œuvre, mais l’incapacité de répondre aux besoins actuels de travailleurs aura des répercussions sur la sécurité alimentaire nationale et sur l’abordabilité des aliments, de même que sur la capacité des Canadiens à accéder facilement aux aliments qu’ils désirent.

Pour terminer ce mot, les lettres de mandats que le premier ministre canadien confie à ses ministres viennent tout juste d’être émises. 

À la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, en collaboration avec les ministres Qualtrough (emploi) et Fraser (immigration), le premier ministre demande de se pencher de façon urgente au règlement de la problématique de la main-d’oeuvre dans le milieu agroalimentaire :

  • Élaborer une stratégie en matière de main-d’œuvre dans le secteur agricole pour combler les pénuries de main-d’œuvre chroniques et persistantes dans les secteurs de l’agriculture et de la transformation des aliments à court et long terme.
  • Aider à renforcer et à sécuriser les chaînes d'approvisionnement.
  • Élargir les voies d’accès à la résidence permanente pour les étudiants internationaux et les travailleurs étrangers temporaires, notamment ceux du secteur agricole, au moyen du système d’Entrée express.
  • Aider tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire à commercialiser et à adopter des moyens pour éliminer, réduire ou réutiliser les déchets alimentaires.

Au ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, il confie de « mettre la dernière main sur l’étiquetage à l’avant des emballages qui fait la promotion des choix d’aliments sains et favoriser les restrictions dans la publicité d’aliments et de boissons destinée aux enfants ».

Je ne sais s’il s’agit d’une coïncidence ou du fruit de l’intensification de notre campagne nationale dont je parle un peu plus haut, mais je suis heureuse de constater que le gouvernement du Canada a entendu les demandes de l'industrie agroalimentaire. 

Nous enverrons rapidement des lettres aux ministres concernés par notre industrie, lettres qui réitéreront nos positions et les besoins de notre industrie. Nous reviendrons en janvier avec une mise à jour sur ces dossiers.

Avec une 5e vague de Covid qui se pointe à l'horizon, je ne peux que vous convier à la plus grande prudence dans vos célébrations des prochaines semaines. Je vous souhaite tout de même de très belles fêtes. Apportez la joie autour de vous avec des produits québécois sur vos tables!  

Je tiens à vous remercier de la confiance dont vous nous honorez le CTAQ et je vous adresse, en mon nom personnel, et au nom de toute l’équipe, mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année. 

Que 2022 vous apporte de la santé, du bonheur et du succès dans vos projets.

Sylvie

*Aliments et boissons Canada, le Conseil de la transformation alimentaire du Québec, le Conseil canadien des transformateurs d’œufs et de volailles, Food and Beverage Ontario, le Conseil des viandes du Canada, BC Food & Beverage, Food & Beverage Manitoba, Aliments et boissons Atlantique, l’Association canadienne de la boulangerie et l’Association canadienne de la distribution de fruits et légumes

Nouvelles associées

28 juillet

2022

Le CTAQ et ses membres

Code de conduite de l’industrie alimentaire

28 juillet

2022

28 juillet

2022

Le CTAQ et ses membres

Les prix Relève alimentaire Québec

Politique de confidentialité et utilisation des fichiers témoins (cookies)

Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) utilise les fichiers témoins sur l'ensemble de son site afin de pouvoir améliorer votre expérience utilisateur. Apprenez-en plus sur notre utilisation des fichiers témoins et notre politique de confidentialité ici. En continuant l'utilisation de notre site ou en fermant cette fenêtre, vous acceptez notre utilisation des fichiers témoins.