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Le secteur de la transformation alimentaire est l’un des secteurs économiques les plus importants du Québec et du Canada. Présentes dans chaque province et région, les quelque 8 000 entreprises de cette industrie jouent un rôle essentiel en contribuant à la souveraineté alimentaire, au bien-être économique des provinces et du pays, et sont le premier client des secteurs de production agricole et marine.

Les transformateurs alimentaires du Canada génèrent des ventes annuelles de 118 G$ et emploient près de 300 000 personnes. Ils sont également le cœur de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Peu de produits agricoles canadiens arrivent dans les épiceries et les restaurants du pays sans avoir été transformés au préalable par un transformateur d’aliments. Comme nous le constatons depuis le début de la pandémie de la COVID-19, la souveraineté alimentaire du Canada et la sécurité alimentaire des personnes et des collectivités reposent sur la vigueur du secteur alimentaire national.

Malgré sa taille et son importance, le secteur industriel alimentaire se heurte à des obstacles qui menacent sa stabilité et sa capacité de croissance. Si la crise nous a fait davantage prendre conscience de l’importance de l’équilibre du système alimentaire canadien, elle a également mis en évidence la fragilité de l’approvisionnement alimentaire du pays. Le Canada est un chef de file mondial en matière de production d’aliments et de boissons, mais le maintien de cette position de leader et la concrétisation de son plein potentiel nécessiteront une action immédiate au regard d’enjeux stratégiques clés.

Le secteur des aliments et des boissons est le premier employeur manufacturier au Québec et le principal au Canada. Nous estimons toutefois qu’il y a un déficit de plus de 30 000 travailleurs dans le secteur, ce qui représente 10 % de sa main-d’œuvre. En 2025, le nombre de postes vacants pourrait se chiffrer à près de 60 000. En plus de faire face à une importante pénurie de main-d’œuvre, des entreprises signalent régulièrement avoir de la difficulté à s’assurer que les travailleurs aient les compétences appropriées pour répondre aux besoins de notre secteur en pleine évolution. La pandémie n’a fait qu’exacerber ces problèmes. À cela s'ajoute qu'au niveau des priorités dans les investissements de haut niveau, le secteur alimentaire se positionne très loin derrière d'autres secteurs manufacturiers qui bénéficient d'investissements plus ... spontanés dans des technologies et des procédés novateurs.

Nous demandons aux chefs des partis politiques de tenir compte, pendant cette campagne, des enjeux, notamment celui de la main-d’œuvre, et de la reprise de notre industrie.  Des propositions ont été émises par celle-ci pour pallier les problèmes qui empêchent notre secteur de réaliser son plein potentiel de croissance.

Ces recommandations, qui devraient faire partie des plateformes électorales de chacun des partis, comprennent : 

  • Un engagement à entreprendre un examen des besoins actuels et des prévisions en matière de main-d’œuvre, et à élaborer des plans d’action pour s’assurer que le Canada dispose des talents dont il a besoin pour atteindre ses objectifs économiques et sociaux.
  • Un engagement à élaborer une stratégie nationale visant à assurer la disponibilité de gens de métiers spécialisés au Canada, et à collaborer, de manière coordonnée, avec les gouvernements provinciaux à la mise en œuvre de recommandations et de plans d’action visant à atténuer la crise de la main-d’œuvre dans les métiers spécialisés.
  • Un engagement à soutenir les travailleurs étrangers au Canada, en créant notamment un volet national d’immigration économique qui se consacre aux compétences requises par le secteur de la fabrication des aliments et des boissons du Canada et qui les valorise; un programme pour les travailleurs étrangers temporaires du secteur agroalimentaire qui reconnaît les pénuries de main-d’œuvre saisonnières et permanentes auxquelles les fabricants d’aliments et de boissons canadiens font face; et une voie d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs de secteurs essentiels, dont le secteur alimentaire.
  • Un engagement à établir un nouveau fonds d’innovation de 150 M$ conçu pour appuyer l’adoption de l’automatisation et de la robotique dans le secteur de la fabrication des aliments et des boissons; soutenir la mise en place d’un secteur national de l’équipement d’automatisation pour la fabrication des aliments et des boissons; et s’assurer que le processus d’approbation réglementaire du Canada soutient l’innovation.

En plus de ce qui précède, nous demandons aux chefs des partis de s’engager à s’assurer que le ministre fédéral ou la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire ait le mandat de consolider l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada, et à veiller à ce que le prochain cadre stratégique pour l’agriculture du Canada comprenne des initiatives stratégiques axées sur la transformation alimentaire à valeur ajoutée.

Sylvie Cloutier,

Présidente-directrice générale

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