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Une récente étude * portant sur les systèmes de classification des aliments au Canada a été le déclencheur du présent texte et nous en profitons pour partager avec vous une position à laquelle nous souscrivons depuis de nombreuses années.

Nous pensons que la compréhension de l’écosystème alimentaire doit être basée sur des faits et des données scientifiques neutres. Au Canada, le tableau de valeur nutritionnelle, ou TVN, est obligatoire sur chaque emballage d’aliment et de breuvage. Le TVN liste les composantes nutritives principales d’un produit alimentaire selon une échelle comparative définie. Il s'agit d'un outil de référence neutre, permettant au consommateur de faire des choix et des achats éclairés. 

D’aucuns allèguent la difficulté de comprendre le TVN. Si c’était vrai il y a 10 ans encore, la circulation, la disponibilité et la vulgarisation de l’information sur le sujet ont permis une démocratisation de cet outil nutritionnel qui est de mieux en mieux compris par les consommateurs.

Depuis quelques années paraissent de nombreux systèmes de classification défendant l’adoption de certains aliments pour atteindre tel ou tel niveau de santé. La démarche de créer un système de classification des aliments, comportant sa propre échelle de valeurs, est plus que louable en soi. Mais c’est justement l’échelle de valeurs qui peut poser problème parce que, toujours selon l’étude, les valeurs servant à la classification des aliments (bons, mauvais, surtransformés, etc.) sont subjectives. L’étude démontre en effet qu’aucun de ces systèmes n'est basé sur des faits scientifiques constants qui permettent la démonstration de la valeur nutritive exacte d’un aliment et de son apport pour la personne qui le consomme.

Alors, comment se fait-il qu’un système de classification comme le Nutri-Score ait pris autant d’ampleur en Europe ? Parce qu’il simplifie le message du TVN pour les personnes moins averties tout en donnant une information basée sur des données scientifiques ayant un lien réel avec les informations nutritionnelles. Et rien d’autre.

Soyons clair : indiquer le maximum d’informations pour aider à faire des choix éclairés, oui certainement. Mais les tentatives d’instaurer des systèmes qui sont basés sur certains biais (exemple : un aliment transformé est nécessairement mauvais) en faisant des amalgames pour faciliter le choix du consommateur tiennent du raccourci intellectuel totalement improductif voire absurde.

Vouloir à tout prix imposer une interprétation des informations contenues dans le TVN relève d’un certain dogmatisme qui ne prend pas en compte la réalité du consommateur. L'utilisation de termes hautement subjectifs risque de perpétuer des idées fausses entraînant d'autres conséquences involontaires. 

Finalement, il faut retenir la chose la plus importante : l’information nécessaire à l'achat  existe sur l’étiquette d’un produit. Mais le choix ultime revient à chacun d'entre nous puisque nous sommes dotés du pouvoir de choisir et de la responsabilité qui en découle. Nous avons le pouvoir de choisir de nous renseigner ou pas. Nous avons le pouvoir de choisir d’ignorer les informations qui nous sont transmises ou pas.  Et nous avons le pouvoir d'acheter ce produit ou non.

Christian Bazinet

*Processed food classification : Conceptualisation and challenges, in Trends in Food Science & Technology (2021)

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