Logo CTAQ
Logo CTAQ

Comme nous le voyons depuis quelques années, l’utilisation du plastique à usage unique représente un défi pour l’ensemble de la société et plus particulièrement pour les transformateurs alimentaires. Du côté des citoyens, il s’agit d’un monstre environnemental qui accapare la santé de la planète et plusieurs initiatives populaires s’activent à réduire l’utilisation de ces matières, souvent pour les bonnes raisons mais pas toujours par les meilleurs moyens.

Du côté des entrepreneurs, le souci de fournir des aliments sains et salubres est une priorité à laquelle aucun transformateur alimentaire ne veut ou ne peut se soustraire. Les alternatives au plastique dans la durée de vie et la salubrité des aliments sont rares, voire pratiquement inexistantes.  Par contre, certaines initiatives font du chemin comme, par exemple, la réutilisation des contenants pour les aliments chez les détaillants. Cette idée semble être une bonne solution mais n’est pas réaliste dans les conditions actuelles, avec les lois et règlements qui nous régissent.

Au fédéral

La volonté d’Ottawa de bannir les matières plastiques à usage unique est noble et de son temps. Plusieurs pays l'ont fait, dont le Costa-Rica, la République dominicaine, l’Union Européenne et tout particulièrement la France avec son pacte pour les emballages plastique qui encourage les entreprises à « atteindre collectivement 60 % d'emballages plastiques effectivement recyclés d'ici 2022 » (contre 26 % aujourd'hui).

Bien qu’aucune matière n’ait été clairement identifiée, nous nous attendons à ce que les ustensiles, les pailles, les cotons tiges et les verres et barquettes de styromousse fassent partie des produits à bannir. L’intention est louable et les entreprises, sensibles aux questions environnementales, ne peuvent faire de compromis sur la santé des gens et les risques d’aliments insalubres. Le CTAQ demandera à faire partie des discussions entourant l’identification des produits ciblés afin de bien définir les matières à usage unique.

Au Québec

Depuis la mise en place du système de collecte sélective il y a plus de trente ans, le gouvernement du Québec s’était engagé à recycler les matières par un système qui allait devenir une référence environnementale pour les citoyens du Québec : le Bac bleu (le recyclage). Bien que performante en ce qui concerne la collecte, c’est dans le tri et la valorisation de la matière que nous avons socialement manqué d’ambition. La crise des matières recyclables avec la Chine nous démontre les limites de notre système et souligne la gravité de la situation actuelle. C’est dans ces situations que nous reconnaissons les vrais leaders de ceux qui se laissent entraîner par les émotions et qui mettent en place des systèmes de rechange au lieu de miser sur nos forces et améliorer la performance des infrastructures de recyclage déjà en place par l’épreuve des faits.

Dans le passé, le gouvernement a demandé à l’industrie de payer pour la collecte sélective. De 50 % en 2005, les industries défraient maintenant 100 % des coûts depuis 2011. Bien que les termes de miser sur un système unique de recyclage et de ne pas élargir la consigne étaient entendus des deux parties, les ministres de l’environnement subséquents ont remis à l’ordre du jour l’élargissement de la consigne contre la volonté des acteurs de l’industrie, soient les transformateurs, les producteurs, les détaillants, les organismes de gestion des matières et les centres de tri.

La proposition gouvernementale s’activait autour d’une performance de système déficitaire de consigne qui ne devait fonctionner qu’à 75 % afin de pouvoir s’autofinancer. Que serait-il advenu si le système proposé devenait performant ? Qui payerait la différence ? L’épreuve du passé fait en sorte que tout dépassement de coût serait absorbé par l’industrie et ultimement, par le consommateur qui se trouverait à payer pour la consigne ET pour la collecte sélective.

Les enjeux sont trop grands pour prendre des décisions qui auront un impact majeur sur l’ensemble du système. La pression populaire précipite les actions des différents paliers politiques qui s’activent à trouver des solutions provisoires à des situations complexes. Nous devons être pragmatiques et nous baser sur des analyses de cycle de vie (ACV) pour identifier les meilleures alternatives en fonction des usages.

On aurait dû investir dans la revalorisation de la matière et dans les centres de tri. Cela n’a pas été fait à la hauteur des besoins ni pour être capable aujourd’hui de revaloriser les matières. Il est temps d’investir de nouveau dans ce qui nous distingue afin d’éviter des décisions qui pourraient mettre en jeu un système qui fait partie du quotidien des Québécois depuis plus de trente ans et auquel ils sont attachés. 

En terminant, je profite de l'occasion pour vous souhaiter à tous un bel été. Nous demeurerons alertes tout au long de la saison estivale et vous tiendrons au courant des dossiers chauds. Cet été, ne manquez pas d’interpeller vos candidats locaux dans la prochaine élection fédérale (voir les démarches suggérées dans la section Affaires fédérales) et n’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions ou prises de position.

 

L’infolettre vous revient en août !

Nouvelles associées

28 novembre

2019

21 novembre

2019

Le CTAQ et ses membres

Un gouvernement de la continuité

21 novembre

2019

Le CTAQ et ses membres

Mission économique du Québec à Hannover Messe 2020

Politique de confidentialité et utilisation des fichiers témoins (cookies)

Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) utilise les fichiers témoins sur l'ensemble de son site afin de pouvoir améliorer votre expérience utilisateur. Apprenez-en plus sur notre utilisation des fichiers témoins et notre politique de confidentialité ici. En continuant l'utilisation de notre site ou en fermant cette fenêtre, vous acceptez notre utilisation des fichiers témoins.