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Après deux ans d’utilisation, le Nutri-Score est aujourd’hui devenu incontournable. Son déploiement s'intensifie en Europe et impacte largement les formulations. C’est le constat de Nielsen et d’Oqali, qui ont chacun publié des études ces dernières semaines.

Officiellement mis en place fin 2017, le Nutri-Score a réussi à se faire une place sur les tablettes. Soutenu par de nombreuses études, le logo à cinq couleurs a séduit la France (qui l’a fait entrer dans le PNNS 4), la Belgique, l’Espagne et même l’Allemagne. Dans ce pays, un test sur 1600 personnes a été mené pour choisir un logo nutritionnel, et c’est finalement le Nutri-Score qui a été préféré par 57 % des consommateurs, devant le système commandé par le gouvernement allemand. La ministre de la nutrition, Julia Klöckner, a ainsi annoncé début octobre que l’Allemagne publierait un règlement pour encadrer l’apposition du logo.

200 acteurs français concernés en 2020

En France, le logo continue de se déployer et concerne de plus en plus de produits avec l’adhésion de nouveaux opérateurs. Ils devraient être 200 en 2020, allant du grand groupe à la PME, en passant par les distributeurs. D’autant qu’il entre également dans le calcul des applications de notation type Yuka, désormais très à la mode chez les consommateurs. Le Nutri-Score a un impact visible sur les recettes, et de plus en plus de publication spécialisées précisent aujourd’hui que le futur produit doit obtenir une note A ou B. En conséquence, une grande vague de reformulation est en cours, mais certains produits sont plus concernés que d’autres.

25 % des références porteuses du Nutri-Score concernent les plats préparés

L’Observatoire de l’alimentation Oqali , responsable du suivi du Nutri-Score, a ainsi évalué 13 885 références mises sur le marché par les opérateurs inscrits sur Santé Publique France. 12 136 produits vendus en e-commerce en font mention fin 2019 (7 541 fin 2017), alors qu’il n’apparaît que sur 5 451 emballages sur les tablettes (122 emballages en 2017). C’est dans le domaine des plats préparés qu’il est le plus souvent présent, avec 25 % des références Nutri-Score dans cette catégorie. Les produits traiteurs frais représentent 11 % des produits porteurs du logo, devant les jus et boissons (8 %) et les produits laitiers frais et assimilés (8 %).

Les produits A et B apportent davantage de chiffre d’affaires

De son côté, le cabinet Nielsen a réalisé une étude sur les ventes de 92 000 produits en prenant en compte leurs notes réelles ou calculées selon le Nutri-Score. Les produits avec de meilleures valeurs nutritionnelles (A et B) s’avèrent plus dynamiques que les autres sur la dernière année : le chiffre d’affaires des produits alimentaires notés A ou B est en hausse (respectivement +1.0% et +0.8%) quand celui des produits C et D sont en recul de -1,1 % et -0,2 %. Les produits notés E sont par contre en hausse de 1 %. Pour Emmanuel Fournet, directeur insights distribution chez Nielsen, « ces chiffres sont la résultante d’un triple phénomène : conjonction de la volonté gouvernementale, des aspirations sociétales et des initiatives des différents acteurs, industriels et distributeurs. Les marques sont de plus en plus enclines à lancer des produits plus sains, à revoir leurs recettes, et les consommateurs montrent un appétit certain pour des produits plus sains. »

C’est en épicerie salée et en surgelé salé que la proportion de « bonnes notes » est la plus forte, tandis que leurs contreparties sucrées ramènent le plus mauvais carnet. Comme l’explique Emmanuel Fournet, « le manger sain ne saurait occulter totalement la gourmandise, c’est pourquoi les produits E progressent encore dans leurs bastions, notamment au sein des glaces, des boissons ou de l’épicerie sucrée. »

La progression des ventes de A et B s’effectue dans la majorité des rayons, mais plus particulièrement dans les boissons sans alcool (tant produits A que B), en épicerie (produits A) et au rayon frais, dans les univers traiteur et charcuterie (produits B essentiellement).  Sur les produits panés au rayon traiteur (type cordons bleus) : les références typées A (+ 30 % de ventes) et B (+ 8 %) gagnent du terrain sur les produits D (- 14 %) et E (+ 2 %). Sur les jambons cuits également, le marché s’oriente vers davantage de produits A et B.

Toutefois, la reformulation n’a pas encore atteint son paroxysme, puisque les notes A et B ne concernent que 31 %  des ventes. Les scores D et E atteignent 49 % des achats.

À savoir

Le calcul du Nutri-Score a évolué cet été. Depuis l’arrêté du 30 août 2019, le pourcentage en huiles de colza, de noix et d'olive fait partie des composantes qui améliorent la note finale.

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