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La pandémie affecte les abattoirs et les transformateurs de volaille sur deux plans : la main-d’œuvre et la perte de marchés.

L’augmentation des cas de COVID-19 par la contamination communautaire amplifie la pénurie de main-d'œuvre. Les abattoirs et les transformateurs de volaille doivent composer avec un risque constant d’absentéisme en raison des effets de la COVID-19, ou encore des difficultés de recrutement. Certaines usines ont géré, ou gèrent actuellement, des employés testés positifs. Cela fait pression sur les capacités de prise en charge des oiseaux en cette période plus achalandée après le retour des Fêtes. Les capacités d’abattage demeurent vulnérables malgré les mesures sanitaires existantes. L’absence de quelques dizaines d’employés est suffisante pour retarder les abattages prévus. Les abattoirs du Québec et hors-Québec s’entraident afin de gérer les surplus d’abattage qui peuvent se manifester de temps à autre. C’est une situation qui change tous les jours.

La réduction de la demande pour les services alimentaires et les annulations d’événements ont engendré une baisse de la demande. La production de poulet est abondante, particulièrement au Québec, en Ontario et dans les provinces de l’Atlantique. De plus, l’augmentation importante du coût du maïs et du soya ont pour effet d’accroître les coûts d’achat des volailles vivantes par les abattoirs.

Depuis le début de la pandémie, une distorsion au niveau des conditions de marché entre l’est et l’ouest du pays est observée. La viande de l’est (Ontario, Québec, Atlantique) destinée aux services alimentaires de l’ouest alimente les surplus au Québec et en Ontario qui sont écoulés sur le marché du détail. Dans l’ouest (Prairies, Colombie-Britannique), on assiste plutôt à des besoins accrus en viande fraîche en raison de la plus forte demande de la part des épiceries.

Cette réalité a été reconnue par les Producteurs de poulet du Canada (PPC) pour la production des mois de mai à août 2020 alors que la réduction de la production a été plus importante dans l’est du Canada. Toutefois, depuis le début de l’automne, les PPC ignorent ces différences ponctuelles des marchés régionaux lors des allocations de production.

Un recours judiciaire est en cours à l’encontre du Conseil des produits agricoles du Canada afin qu’il exerce ses pouvoirs de supervision auprès des PPC et que la production de poulet soit ajustée en fonction de la demande régionale en période de pandémie.

Le secteur québécois de la volaille emploie plus de 3500 travailleurs qui abattent et transforment les poulets et dindons élevés au Québec. Cela représente, chaque jour, plus d’un million de kilogrammes de viande destinée à la consommation.

Yvan Brodeur

Président du Conseil québécois de la transformation de la volaille

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