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La crise de la COVID-19 a souligné à gros traits l’importance de la transformation alimentaire pour l’équilibre social et économique du Québec. Entre autres parce que la disponibilité d’une main-d'œuvre qualifiée s'est fait cruellement sentir lorsque des éclosions de la COVID-19 ont obligé certaines entreprises à réduire leurs équipes de travail, entraînant un ralentissement ou une interruption du rythme normal de la production alimentaire des entreprises québécoises.

Depuis plusieurs années, la main-d'œuvre est un enjeu omniprésent dans toutes les réflexions stratégiques pour le développement du secteur de la transformation alimentaire. La requalification des travailleurs, la formation professionnelle, l’évolution des tâches axées de plus en plus sur leur numérisation, l’automatisation de la fabrication exigent des entreprises des efforts considérables pour pallier au renouvellement de la main-d'œuvre et assurer la pérennité entrepreneuriale.

De nombreuses mesures de soutien aux entreprises ont été mises en place avec les années, pour répondre à des besoins ponctuels ou de courte durée. Or, l'industrie a besoin de vision afin qu’elle demeure attractive pour les générations de travailleurs qui vont suivre. La forme même des emplois change déjà rapidement : près de 30 % des métiers de 2030 n'existent pas encore ! C’est dans moins de 9 ans !

Depuis plusieurs années, le CTAQ exerce son travail de représentation afin que les décideurs publics passent à la vitesse supérieure en ce qui a trait à l’automatisation et à la robotisation des métiers de la transformation alimentaire. En effet, la transformation alimentaire a ses besoins propres et le pouvoir d’attraction des métiers à valeur ajoutée dans notre industrie passera nécessairement par une offre qui ne se limitera pas à des augmentations salariales mais bien par une redéfinition des tâches influençant la chaîne d’approvisionnement et sa productivité.

Il faut résolument augmenter notre niveau de performance pour rejoindre le groupe de tête des pays de l’OCDE. L’urgence est démontrée par des chiffres désarmants : le niveau d’automatisation des entreprises au Québec est de 25 %, alors qu’il est de 55 % aux États-Unis et de 75 % en Allemagne. La nécessaire augmentation de la productivité des entreprises du Québec, moins performantes que dans certaines provinces canadiennes et autres pays de l’OCDE, passe aussi par des leviers financiers conséquents.

Nous avançons que, dans l’élaboration de ces stimuli financiers, la priorisation doit être axée sur les gains de productivité. L’effet d’entraînement d’une augmentation de ceux-ci, et particulièrement dans le secteur de la transformation alimentaire, aura nécessairement des répercussions directes sur l'employabilité et la professionnalisation de tous les corps de métiers dans notre secteur. Les emplois seront plus attractifs pour les jeunes générations, feront de nos produits alimentaires un émetteur net de richesse collective et nous permettront de bâtir une industrie qui sera encore, en 2040, l’une des plus performantes.

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