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La reprise économique, après la courte mais profonde récession causée par la pandémie de COVID-19, s’avère désormais plus laborieuse qu’anticipée il y a un an. En 2022, la question sur toutes les lèvres est rapidement passée de « est-ce la fin de la pandémie? » à « est-ce qu’on est en récession? ».

La réponse simple est non, le Canada n’est toujours pas en récession. Malgré les sombres perspectives économiques des derniers mois, l’économie canadienne peut encore éviter cette fatalité. L’année 2023 sera toutefois marquée par une croissance en deçà de son potentiel économique et aussi beaucoup d'incertitudes. Le ralentissement s’avère nécessaire pour contrecarrer l’inflation, car le risque d’en faire trop peu pour la contenir l’emporte sur celui d’en faire trop, trop vite.

Que peut-on attendre en 2023?

Un consensus ressort des perspectives économiques pour 2023: l’économie va ralentir. La source du ralentissement émane de la lutte à l’inflation entamée par la Banque du Canada pour contrer une économie en surchauffe. Toutefois, il reste beaucoup d'incertitudes entourant la portée qu’aura effectivement le resserrement de la politique monétaire dans le contexte post-pandémique actuel.

La recette pour ramener l’inflation à sa cible semble simple sur papier: la demande doit suffisamment ralentir pour que l’offre s’ajuste et parvienne à y répondre. Résultat: la croissance du PIB devrait être inférieure à son potentiel, soit environ 2,0 % en 2023 et 2024, estime la Banque du Canada.

Le taux directeur atteindra 4,5 %

La population canadienne peut se réjouir de voir la lumière au bout du tunnel en matière d’inflation. Mais le chemin est encore long. La Banque du Canada a relevé son taux directeur de 400 points de base en 2022 et l’inflation ralentit depuis juin.

Le taux directeur pourrait néanmoins s’élever jusqu’à 4,5 % car la lutte à l’inflation n’est toujours pas terminée. Il faudra attendre le premier trimestre de l’année 2023 avant que la banque centrale prenne une pause et permette aux hausses passées d’avoir un impact dans l’économie. La banque centrale pourrait toutefois changer de cap pendant la nouvelle année.

À mesure que la demande ralentit et que l’inflation fondamentale se stabilise, le Canada pourrait dès lors bénéficier d’une baisse des taux d’intérêt avant la fin de 2023. Toutefois, il faudra attendre encore 18 mois avant un retour au taux neutre de 2,5 %.

Vers un timide rééquilibrage du marché du travail

Typiquement, un ralentissement économique s’accompagne d’une hausse du taux de chômage. Dans le contexte actuel de pénuries de main-d’œuvre, la contraction du marché du travail devrait davantage se traduire en une baisse des heures travaillées et de la demande de personnel. Le manque d’effectifs touche encore beaucoup d’entreprises. 

Le Canada comptait toujours environ un million de postes vacants en septembre. Le ralentissement de la demande de travail devrait donc majoritairement passer par une contraction des emplois disponibles, puisque de nombreux gestionnaires gardent un goût amer de leurs plus récents processus d’embauche.

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