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Une alimentation saine est perçue comme étant bonne pour la santé, du fait de l’absence de produits dits chimiques, ou d’une teneur réduite en sucre, sel ou en matière grasse.

Selon les experts du SIAL, les consommateurs ne s’attendent pas à se soigner avec la nourriture. Cependant, les aliments peuvent contribuer à une meilleure forme et à la santé. La période de la pandémie ne semble pas avoir remis en cause ni la prise de conscience ni les attentes fondamentales des consommateurs qui émergeaient fortement il y a deux ans. Ils sont toujours 7 sur 10 à la recherche de produits sains, sans additifs. L’attention aux ingrédients et à la composition d’un aliment reste forte, avec des attentes de simplicité́ et de naturalité. Mais attention, l’évolution de ces attentes ne se fait pas au détriment du plaisir – comme je l’ai écrit dans ma chronique #3!

La fonctionnalité́ des aliments sains est justifiée par la présence d’ingrédients naturels (végétaux, super fruits et légumes, graines, algues). On remarque aussi un « effet covid » avec un nombre significatif d’innovations qui font une promesse d’immunité́ justifiée par la présence de composants comme diverses vitamines: D, zinc, et autres super aliments.

Toujours selon les experts du SIAL, il s’agit véritablement d’une nouvelle tendance majeure dans les secteurs de l’alimentation et de la restauration. Par le passé, l’alimentation n’avait qu’une fonction de base, celle de se nourrir. Ceux-ci constatent désormais l’émergence d’une autre fonction, surtout dans les pays occidentaux : rester en bonne santé́.

Les experts en alimentation semblent s’accorder sur un point : nous sommes seulement au début d’une révolution alimentaire et si les acteurs de l’agroalimentaire (producteurs et transformateurs) prennent en compte cette tendance, il ne fait apparemment aucun doute qu’ils vont réussir. S’ils passent à côté, le marché́ risque de les oublier assez rapidement. Selon ces spécialistes, les opportunités intéressantes ne manquent - et ne manqueront - pas.

Selon les grandes tendances de la santé par zone géographique, 32 % des consommateurs en Amérique du Nord privilégient les aliments à base de fruits et légumes tandis qu’en Europe, 47 % des consommateurs privilégient les produits sans OGM.

Aux États-Unis, l'un des pays considérés comme étant en retard en termes d’engagement, avec le Royaume-Uni, le changement du comportement du consommateur s’accélère à la vitesse grand V en ce qui concerne la santé/diététique et l’attention aux ingrédients. À preuve, le nombre de téléchargements et d’utilisation des applications de style « Food scan » (Yuka et autre) ont éclaté depuis le début de 2022.

Les consommateurs seraient aussi de plus en plus nombreux à réduire leur consommation de protéines animales. Près d’un consommateur sur 4 réduit sa consommation de protéines animales ou adopte un régime flexitarien, une hausse particulièrement marquée en Allemagne, en Espagne et en Italie. Ne négligeons pas qu’il s’agit aussi d’un moyen pour réduire ses dépenses alimentaires.

Même si plus de 6 consommateurs sur 10 sont prêts à payer plus pour mieux manger (plus sain, plus sûr, plus durable), la proportion de ceux qui ne sont pas prêts à mettre la main au porte-monnaie est en augmentation (+2 pts à 14 %). Une minorité́ non négligeable qui était en progression avant la crise de la COVID et qui risque de devenir de plus en plus importante si les prix des aliments continuent à augmenter.

D’ailleurs, le bio, synonyme d’alimentation saine et bonne sur le plan environnemental, aurait atteint un plateau depuis 2020, plus particulièrement en Espagne et en France, possiblement en lien avec un problème de positionnement de prix.

On dit que les nouveaux régimes alimentaires végétariens ou flexitariens séduisent les consommateurs pour être en meilleure santé/forme, mais surtout pour avoir le sentiment de contribuer positivement à un changement de modèle sociétal concernant le développement durable, la réduction des gaz à effet de serre, l’éthique et le bien-être animal.

Au SIAL, nous avons aussi été frappés par un nombre impressionnant de produits issus de la nutricosmétique, ou ce qu’on appelle le « Beauty-Food ». Ce sont des aliments qui servent de complément aux soins de la peau habituels. L'un des avantages de la nutricosmétique est la possibilité d'une approche ciblée. Par exemple, différents compléments alimentaires peuvent être pris pour traiter des problèmes de peau spécifiques.

Les nutricosmétiques vont apparemment agir en apportant les micronutriments capables de réparer la peau et retarder le processus de vieillissement en agissant de manière préventive à l'intérieur du corps.

Nous avons donc vu plusieurs produits/boissons à base de collagène, mais aussi de vitamines, antioxydants ou acide hyaluronique.

Le SIAL est toujours une occasion unique de faire le tour du monde (littéralement!) alimentaire et d’observer des tendances – parfois plus ou moins porteuses, en proposant des solutions et des produits innovants.

Et cette constante innovation est au cœur du développement des produits alimentaires!

Sylvie

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