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Le consortium de recherche Ouranos a publié, le 9 août dernier, une étude sur les impacts des changements climatiques sur plusieurs secteurs économiques du Québec, dont l’agriculture, les pêches et l’aquaculture.

Les modifications des rendements agricoles pourraient entraîner des fluctuations sur la disponibilité et le coût de certains intrants propres à la transformation des aliments.

Au Québec, les secteurs de l’agriculture, des pêches et de l’aquaculture pourraient observer des gains et des pertes de productivité, l’émergence de nouveaux ennemis des cultures ou encore la migration des stocks de poissons vers le nord en raison des changements climatiques. 

Pour le secteur agricole québécois, de nouvelles conditions climatiques pourraient favoriser la croissance de certaines cultures. Toutefois, les gains anticipés pourraient être limités en raison d’événements climatiques extrêmes plus fréquents, d’une pression croissante des ennemis des cultures, ainsi que de potentiels stress hydriques.

Les animaux d’élevage pourraient aussi être affectés par les vagues de chaleur et, indirectement, par la diminution de la productivité de certaines cultures fourragères. Quant aux pêches et à l’aquaculture, certaines variables physiques de l’eau, par exemple sa température, sont également appelées à changer, entraînant des pertes d’habitat pour les poissons et favorisant l’émergence ou l’accroissement du nombre d’espèces exotiques envahissantes et d’agents pathogènes. 

Ainsi, les producteurs dans ces différents secteurs commencent à modifier leurs pratiques, le choix des espèces et variétés récoltées, le nombre de récoltes par saison et même les régions de culture pour celles ayant de nouveaux potentiels culturaux. Ils utilisent de plus en plus des outils d’aide à la décision comme un atlas agroclimatique régional ou encore un programme de suivi des stocks de pêches pour intégrer une approche d’adaptation aux changements climatiques dans leurs pratiques. 

Ces changements climatiques auront des conséquences différenciées sur les rendements potentiels des cultures fourragères et maraîchères, ainsi que sur les élevages. La production de plusieurs cultures pourrait bénéficier d’une saison de croissance plus longue, notamment le soya, le maïs ainsi que certaines espèces fourragères, telles que la fléole des prés et les mélanges fléole-luzerne. À l’inverse, les cultures qui sont mieux adaptées aux régions fraîches, telles que le canola, l’orge et le blé, pourraient être pénalisées par des conditions de croissance plus chaudes.

Avec les changements climatiques, les déficits hydriques appréhendés pourraient survenir plus fréquemment et affecter la qualité nutritive et la quantité des récoltes. Ces épisodes de sécheresse, et les épisodes de chaleur intense, pourraient être nuisibles aux animaux d'élevage tels que les bovins, les porcs et la volaille, affectant les gains de poids, la production de lait ou d'œufs, la reproduction ou encore leur bien-être.

Ces modifications de rendement dépendent généralement d’une adaptation des pratiques culturales comme la modification de la date et du nombre de récoltes, ainsi que de l’utilisation de cultivars mieux adaptés au climat futur.

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