Logo CTAQ
Logo CTAQ

Les producteurs canadiens ne sont pas les seuls à être confrontés à une montée rapide des coûts. De nombreux facteurs sont responsables de ces hausses de prix dans le monde entier, notamment le ralentissement des exportations d’engrais de la Chine, qui elle-même fait face à une crise énergétique. Étant donné que la Chine fournit environ 30 % des exportations mondiales d’urée, de sulfate et de phosphate, et compte tenu de la crise énergétique qui sévit en Europe ainsi que des difficultés persistantes qui perturbent la chaîne d’approvisionnement mondiale, ce ralentissement a des répercussions sur les plans d’ensemencement de 2022. 

Blé : Les stocks de fin de campagne du blé canadien devraient atteindre un creux historique en 2021-2022

L’offre totale de blé canadien autre que le blé dur devrait ralentir, passant de 33,5 millions de tonnes métriques (MTM) en 2020 à 23,3 MTM en 2021. La production de blé (sauf le blé dur) a diminué de 36,5 % en 2020 par rapport à l’année précédente et de 31,0 % par rapport à la moyenne quinquennale. Avec des rendements qui devraient avoir diminué de 43,4 %, on prévoit une réduction de la production globale de blé dur du Canada de près de la moitié (46 %).

Canola : Les stocks de fin de campagne du canola canadien devraient atteindre un creux historique en 2021-2022

La faiblesse des stocks reportés de canola au début de la campagne agricole de 2020-2021 a été accentuée à la fois par des exportations quasi historiques ainsi que des volumes de trituration record au Canada tout au long de l’année. Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) prévoit que la production de canola en 2021 atteindra son plus bas niveau des 13 dernières années et que les rendements seront les plus faibles depuis l’AC 2003-2004.

La forte baisse de production enregistrée en 2021 laisse entrevoir une baisse de 36,2 % de l’offre totale pour l’AC 2021-2022. 

Maïs et orge : L’offre record de maïs prévue pour 2021-2022 au Canada sera engloutie par une consommation intérieure accrue

Malgré un gain de 10 % de la superficie ensemencée, les pertes de rendement de 38,2 % ont réduit la production d’orge prévue pour 2021 de 33,5 % par rapport à l’année précédente, et de 23 % par rapport à la moyenne quinquennale. 

Malgré la réduction de la superficie récoltée, la production canadienne de maïs a tiré profit des conditions de croissance de l’Est et a augmenté de 6 % par rapport à l’année précédente pour atteindre un sommet historique. La disponibilité limitée des céréales fourragères dans l’Ouest a entraîné une augmentation considérable des importations de maïs dans la région et celle-ci, jumelée à la production, a généré une offre de maïs record. Or, même dans ces conditions, les stocks de fin de campagne du maïs canadien devraient afficher une baisse de 28 % en 2021-2022 par rapport à la moyenne quinquennale.

L’excellent soutien apporté aux prix par une demande mondiale vigoureuse et soutenue et les pressions continues exercées sur les stocks étayeront la rentabilité du secteur canadien des céréales et des oléagineux en cette fin d’année 2021.

Pour ne rien arranger, le spectre d’une hausse des coûts des intrants encore plus importante que celle que nous connaissons d’ores et déjà plane sur l’industrie, ce qui exigera une bonne planification commerciale et la mise en œuvre de stratégies d’atténuation des risques au cours de l’année prochaine.

Nouvelles associées

18 novembre

2021

18 novembre

2021

Politique de confidentialité et utilisation des fichiers témoins (cookies)

Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) utilise les fichiers témoins sur l'ensemble de son site afin de pouvoir améliorer votre expérience utilisateur. Apprenez-en plus sur notre utilisation des fichiers témoins et notre politique de confidentialité ici. En continuant l'utilisation de notre site ou en fermant cette fenêtre, vous acceptez notre utilisation des fichiers témoins.