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Tout d’abord, je profite de notre première infolettre de l'année pour vous souhaiter beaucoup de santé et de prospérité pour 2018. J’en profite aussi pour souhaiter à l’industrie agroalimentaire de sortir gagnante face aux nombreux enjeux et défis qu’apporte la prochaine année.

Comme mentionné dans mon message de décembre dernier, l’année 2017 n’aura pas été particulièrement facile pour l’industrie de la transformation alimentaire. Les enjeux et les défis sont nombreux incluant la renégociation de l’ALENA, le manque de main-d’œuvre, le manque d’accès au capital, les demandes financières grandissantes des distributeurs et les changements règlementaires importants pour ne nommer que ceux-ci.

Nous croyons que 2018 sera plus propice pour demander des engagements fermes en soutien à l’industrie puisque les deux paliers de gouvernements sont à élaborer des politiques bioalimentaires en plus d’avoir renouvelé le Partenariat canadien pour l'agriculture, un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans, disponible à partir du 1er avril prochain, qui vise à renforcer le secteur de l'agriculture et de l'agroalimentaire.

En plus de l’élaboration de sa politique alimentaire, le gouvernement fédéral, avec les recommandations de Conseil consultatif en matière de croissance économique, présidé par Dominic Barton, a identifié le secteur agroalimentaire comme l'un des secteurs à prioriser en vue de la création des conditions nécessaires à une croissance économique forte, durable et soutenue.  Depuis, en lien avec les recommandations du rapport Barton, le gouvernement a lancé l’initiative des supergrappes - dont une dédiée à l’agroalimentaire - et a créé les tables de stratégies économiques (dont une table agroalimentaire) qui établiront des objectifs de croissance ambitieux pour les innovateurs canadiens. Ils détermineront quels sont les enjeux spécifiques aux secteurs identifiés et créeront une feuille de route pour appuyer la réussite de ces secteurs à l’échelle mondiale.

C’est dans ce contexte favorable que le CTAQ poursuivra son plaidoyer pour des politiques bioalimentaires – tant québécoise que canadienne - qui contiennent des actions concrètes pour l’industrie alimentaire appuyée sur des constats, notamment sur la demande alimentaire en forte croissance à l’échelle de la planète.  Pour nourrir 9 milliards d’individus dès 2050, la production d’aliments devra augmenter de 70 %, ce qui représente une augmentation de 50 % de la production annuelle de céréales et presque de 100 % pour la viande ou pour les protéines végétales. Nous devons profiter de ces occasions exceptionnelles pour assurer la pérennité du secteur agroalimentaire au Québec et au Canada.  Nous devons nous positionner maintenant comme des leaders agroalimentaires à l’échelle mondiale.

La nouvelle politique québécoise bioalimentaire devra aussi encourager l’investissement et l’accès à la main-d’œuvre puisque la transformation alimentaire est aux prises avec une importante pénurie, notamment en région.  Nous devons par ailleurs investir davantage en innovation, en recherche et développement et dans l’automatisation.  Nos investissements actuels en R et D sont nettement inférieurs à ceux de nombreux autres secteurs manufacturiers. La productivité et l’innovation aideront le secteur à pallier au manque de main-d’œuvre.

Nous serons récompensés pour nos efforts tant et aussi longtemps que nous conjuguerons nos forces dans la poursuite d’objectifs communs : reconnaissance – investissements – innovation – productivité.

SYLVIE CLOUTIER
PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE
CTAQ

 

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